Le deuxième album solo d'un Iain Archer en rupture de ban des Snow Patrol propose une agréable pop mélancolique et mélodique. Apaisant.
Iain Archer est un irlandais solitaire. Mais un solitaire qui, à plusieurs reprises, s'est intégré à des groupes à la notoriété plus ou moins affirmée, pour toujours reprendre sa liberté. Pour finalement choisir une voie plus personnelle, sans les contraintes et concessions inhérentes à la création collective.
Tour à tour membre de The Reinder Section puis de Snow Patrol (qui lui doit le superbe Run, titre phare de l'album Final straw en 2004), il revient aujourd'hui sur le devant de la scène avec un deuxième album solo prometteur qui, sans rien trahir de ses affinités musicales, n'en fait pas moins preuve d'un univers personnel attachant.
Un an après Flood the tanks, sa première tentative passée relativement inaperçue, il persévère donc avec onze titres produits par David Kosten qui, cette fois, devraient lui offrir une visibilité méritée.
Pour cela, Archer dispose d'un argument de poids sur la troisième piste de son album : When it kicks in. Prototype du tube pop-rock imparable, à la fois sensible et puissant, ce morceau est de ceux qui marquent durablement une saison (pour peu qu'un programmateur ait la bonne idée de l'entendre ne serait-ce qu'une fois), voire qui justifient à eux seuls un album entier !
Avant et après cette pépite extraordinaire, une grosse poignée de mélodies enlevées et de textes inspirés, dans des univers proches de ceux de Snow Patrol (évidemment) ou Coldplay : chant fragile et tendu, harmonies subtiles, pop envoûtante.
S'il n'a pas permis à Iain Archer de découvrir un nouveau continent (musical), la maîtrise de ce nord magnétique nous offre tout de même la perspective d'une belle traversée (musicale également) !
Joël Fompérie
© Etat-critique.com - 02/05/2007