"Ma bédéthèque est vachement chouette". Les postulats:
=> Droit de parler de BD qui sont sorties il y a longtemps (comme de BD récentes, aussi...);
=> Droit de revenir sur un précédent avis;
=> Droit de faire des thématiques.
Quel scoop n'est-ce-pas! En effet, voilà une nouvelle héroïne qui va sans aucun doute faire parler d'elle. Elle est jeune, jolie, intelligente et ses aventures se déroulent à l'aube de la première guerre mondiale.
"Curiosity Shop" (Edition Glénat) raconte l'histoire de cette jeune madrilène à la recherche de son père,( disparu? mort? caché? ) qui lui laisse des indices qu'elle est seule susceptible de comprendre.L'histoire est compliquée à plaisir et quand j'écris une histoire, il faudrait plutôt écrire les histoires qui se croisent et s'entrecroisent!
Les références sont multiples brouillant les pistes à tout instant. un vrai labirynthe que ce magasin des curiosités. La première de ces références est dans le titre qui renvoie au roman de Charles Dickens "The old curiosity Shop".
On verra, au cours du récit, toute l'importance de ce lien avec Dickens, comme avec ce roman en particulier.Les espagnols ont le don de nous apporter des bandes-dessinées de qualité depuis quelques années. Est-ce parceque nous récupérons le meilleur?
Voilà quelques décennies les rares espagnols à s'exporter étaient Carlos Gimenez (et ses géniaux "Paracuelos" ou "Barrios", merci Fluide Glaciale), Palacios qui nous fit vivre les aventures mouvementées du Sergent Mc Coy (Edition Dargaud) et enfin Ribeira et son Vagabond des limbes (Edition Dargaud). Aujourd'hui, ils sont légions que ce soit Guarino et son célèbre chat détective privé (Blacksad Edition Dargaud), Les sympathiques voyous de "Jazz Meynard" et plus récemment "Kengames", super polard en 3 volumes. Ici les auteurs sont 2 femmes, fort sympathiques (j'ai eu la chance de les rencontrer l'autre jour - et oui, je me la pête un peu...).
A la fois disponibles et parlant un français avec ce divin accent ibérique (uniquement pour Teresa Valero -scénariste) elles ont bien voulu parler 5 minutes de leur travail.
Elles travaillent toutes 2 dans l'animation et espèrent que le succès de leur héroïne leur permettra de vivre de la BD. C'est tout ce qu'on leur souhaite. Quant à Montse Martin, son dessin n'est pas sans rappeler celui de Guérineau, période "As de pique", c'est-à-dire avant les Stryges.
Les couleurs sont belles et permettent de donner de la fluidité au récit quelque peu compliqué il est vrai.Voilà. A la fin du tome 1, la guerre éclate en Europe, l'Espagne est neutre, mais notre jeune héroïne Maxima et les autres protagonistes sont susceptibles d'influer sur le cours des évènements!
Maxima n'est pas congelée, comme sa grande soeur Adèle. Il est certain qu'elle utilisera cette liberté pour nus faire vivre de nouvelles et trépidantes aventures.
Ervepe
© Etat-critique.com - 13/11/2011