Nada surf, voilà un nom qui rappelle un vague succès grunge sur lequel on a sué. Le trio a donc persévéré dans un anonymat relatif et aujourd’hui, réserve une belle surprise pour les amateurs de pop légère !
Parce que le chanteur parle très bien français, on a toujours entendu parlé du groupe new-yorkais Nada surf. Ailleurs, le groupe a explosé durant les années grunge avec l’hymne collégien "Popular" et sa rage concentrée en quelques couplets.
Ensuite plus grand-chose. Le groupe a connu quelques maisons de disques et si tout le monde se souvient de leur unique succès, personne ne s’intéresse au futur discographique du trio. Mais Matthew Caws et ses amis n’ont pas baissé les bras. Lucky est leur cinquième galette, et sûrement la plus intéressante.
De "Popular" aux chansons pop de Lucky, Nada surf sort enfin de la nuit comme le montre la couverture de cet album assez lumineux. L’hexagone était leur terre d’exil mais espérons que la France sera leur nouvelle rampe vers le succès.
Aidé par le producteur des Death cab for cutie, Nada surf s’attache à une pop que l’on pensait révolue. Ca sent bon le power pop et la recherche de l’harmonie parfaite, si chère à Brian Wilson et à tous les artistes un peu obsédés.
Nada surf ne prend plus la pause. Lucky va à l’essentiel. Ce sera sa limite et sa qualité. Rien de nouveau dans cet album. Le groupe semble exécuter des inédits pas du tout honteux du Teenage fanclub. La voix est capricieuse et aime les doux échos d’un chœur angélique. Le trip guitare – basse – batterie joue délicieusement la nostalgie. On appréciera l’aide au piano d’Ed Harcourt. La pop est faussement inconsistante. On siffle rapidement les refrains. On s’attarde sur la production, aimable et rayonnante.
Nada surf n’invente rien et a bien raison de se limiter à son savoir faire qui devient de plus en plus plaisant ! Chanceux ? Peut être ! Heureux ? Tout à fait !