Avec Jean Dujardin, Michael Youn, Alexandra Lamy et Daniel Prevost - UGC - 21 octobre 2009 - 1h40
Et ta critique ?
Blueberry était une catastrophe. A part le film de Chabat, la trilogie Astérix n’a pas fait beaucoup rire. Très logiquement, Lucky Luke est un nouveau plantage !
Il ne faut pas toucher aux bédés. Une malédiction s’est levée sur la production française. Une adaptation devient souvent un film honteux qui ne comprend rien aux efforts artistiques du projet original.
James Huth a toujours voulu adapter Blake et Mortimer. Le projet fut avorté plusieurs fois. En attendant, il s’est fait un nom avec Brice de Nice. Il a révélé un certain talent visionnaire mais ses films manquent cruellement de fond. Les effets de styles sont plaisants : hélas, ils ne soutiennent rien ou pas grand chose.
Puisqu’il faut attendre pour Edgar P.Jacobs, Huth patiente avec Morris et Goscinny. Après Terence Hill puis Eric et Ramzy, Huth retrouve son ami Jean Dujardin pour se confronter au cow-boy le plus rapide de l’Ouest.
Le duo lui invente un passé. John Lucky Luke a vu son papa et sa maman tués par des brigands. Depuis il est devenu le justicier le moins violent (il ne tue pas) d’Amérique. Lorsque le président lui demande de nettoyer sa ville natale, Daisy Town, de mauvais souvenirs refont surface…
Et puis c’est tout. La suite ? Sylvie Testud chique pour jouer Calamity Jane. Michael Youn confond son revolver avec une banane pour montrer qu’il est Billy le kid. Melvil Poupaud cite du Shakespeare pour souligner l’élégance de Jesse James. Alexandra Lamy réalise le pire play back vu dans un film… depuis… bah depuis toujours !
James Huth a deux ou trois idées pour filmer tout cela. Les décors ressemblent à une foire désertée. On sourit à deux reprises. La comédie ne fonctionne jamais. Les blagues ne s’articulent jamais autour d’une histoire. Pire, l’humour est rare.
C’est une curieuse adaptation, nettement meilleure que les «illustres» prédécesseurs mais qui n’arrive jamais à incarner ce mythe de la bédé qu'est Lucky Luke. Alors s’il vous plait, aux producteurs français en manque d’idées novatrices, laissez les bandes dessinées tranquilles !