Figure très apprécié du neuvième art, Guy Delisle abandonne ses voyage pour observer une nouvelle fois, Louis petit garçon à l’imagination qui déborde. Après le ski, la plage. Une bédé qui sent bon les souvenirs de vacances !
Depuis quelques années, le canadien Guy Delisle nous amuse avec ses chroniques dessinées dans des endroits incongrus ou inquiétants comme la Corée du Nord, la Chine ou la Birmanie. La légèreté de son dessin et son second degré en bandoulière, Guy Delisle propose une vision iconoclaste du monde.
Une bédé de cet auteur, ca vous ragaillardie ! Humaniste et humoriste, Guy Delisle retourne vers l’enfance avec Louis, petit personnage qu’il avait créé pour Louis au ski. Louis ne parle pas. Il observe le monde comme il peut avec sa petite taille et surtout sa grande imagination.
Il a un papa, un peu paresseux. Il a aussi une peluche, un âne qui peut se comporter comme un super héros. S’il ne cause pas, Louis est un cousin franchouillard de Calvin (de Calvin et Hobbes). Et sa vision du Monde n’est pas si enfantine que cela.
Après les montagnes, Louis veut donc voir la mer. Son père l’emmène et s’endort au soleil, quand il ne discute pas à des jeunes femmes topless. Louis s’en moque et découvre ce monde étrange qu’est une plage.
Il y a des enfants obèses et des petites filles hystériques. Il y a des adultes qui se comportent bizarrement. Il y a des tonnes d’aventures et de découvertes à faire pour Louis et son âne. Sans parole, Louis à la plage est un bel hommage à la petite enfance, ses peurs, ses folies et son impressionnante imagination.
Les vignettes sont petites et se succèdent sans répit. La lecture n’est pas évidente au début, puis on s’habitue à cette visite étonnante du bord de mer. Les enfants s’amuseront à suivre le petit héros. Les adultes s’attendriront devant ce joyeux délire mélancolique. Les prochaines vacances du petit garçon sont attendus avec impatience.
Pierre Loosdregt
© Etat-critique.com - 11/10/2008