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Jeudi 24 Mai 2012Art-scène

 Louis Comfort Tiffany Couleurs et lumière

Louis Comfort Tiffany Couleurs et lumière

Louis Comfort TIFFANY

du 16 septembre au 17 janvier 2010 Musée du Luxembourg

Et ta critique ?




 

Héros de l’exposition universelle de 1900, Louis Comfort Tiffany retrouve Paris grâce à une collection bien fournie et lumineuse. Reste le lieu pas forcément idéal pour un tel artiste.

 

 
De tous les musées parisiens, celui du jardin du Luxembourg est le plus frustrant. Onéreux, la visite de ses expositions s'exécute souvent en quelques minutes et dans des conditions pas toujours idéales. On est presque raccompagné à la porte, parce qu’il y a du monde derrière vous.

Pour un artiste comme Louis Comfort Tiffany, c’est vraiment dommage. Cet Américain rêvait d’introduire l’art dans les habitations et les objets les plus courants. C’était un passionné du détail. Au musée du Luxembourg, ce sens du petit n’est pas très bien mis en valeur.

Fils de Charles Tiffany, créateur de la mythique bijouterie new-yorkaise, Louis Comfort était, en bon Américain qui se respecte, un entrepreneur. Fasciné par le travail du verre, il tente rapidement de spectaculaires essais.

La technique progresse rapidement et l’homme se fait une solide réputation qui fera de lui un grand nom de l’art nouveau. L’exposition, divisée en six étapes, raconte le talent protéiforme de cet artiste reconnu à son époque par les européens, ce qui est un exploit lorsqu’on appartient à cette jeune Nation américaine.

Des vases, des bijoux, des lampes… Tiffany fabrique d’étranges objets aux colorations subtiles, aux lumières fascinantes. Les ondulations sont étonnantes et l’utilisation du verre est réellement spectaculaire.


Bien entendu il y a les vitraux, qu’il révolutionne avec des idées qu’on ne trouve pas dans nos églises. La virtuosité de l’artiste se déploie sur les vases et les objets les plus simples. Notre regard peut être choqué mais c’est un ouvrage délicat et techniquement impressionnant.

Le savoir faire a conservé tout son éclat. On regrette donc que l’exposition ne soit pas aussi éblouissante que le personnage qu’elle entend célébrer…


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 27/09/2009