Les survivants du grunge ont toujours la patate. Les décharges électriques de Pearl Jam sont toujours aussi jouissives.
Ils vont bientôt approcher la cinquantaine et pourtant Pearl Jam, survivant de la jungle musicale de Seattle, a encore l'air d'un groupe de petits jeunes qui découvrent le plaisir de jouer ensemble des petits hymnes remuants...
Dix ans après le "live On two legs", ils reviennent avec une compilation de quelques titres durant lesquels le groupe s'est particulièrement éclaté, durant la première décennie du XXIe Siècle. Il est amusant de voir comment Eddie Vedder a su mettre son ego de coté pour s'amuser avec ses amis de longue date. Les efforts des musiciens sont largement mis en valeur sur ce live copieux.
Pas seulement sur les deux ou trois solos orgasmiques que s'offrent les guitaristes Stone Gossard et Mike McReady. Les chansons sur scène se révèlent mélodiques malgré la fureur du groupe, toujours alertes pour balancer du gros rock qui décoiffe. C'est brut de décoffrage !
Ce n'est pas toujours parfait mais le coté primitif de leur musique réveille nos vieux instincts de secoueurs de tête. Depuis quatre ans, le groupe s'est repris en studio. Deux albums ont remis les pendules à l'heure. Le groupe a prouvé qu'il ne dormait pas sur ses vieux titres de gloire.
Sur scène, ils sont parfaitement à l'aise. Alive, Jeremy et Animal donnent un petit coup de vieux mais Vedder assure avec ses camarades. Ces chansons donnent autant un coup de spleen qu'une envie de remuer.
Les nouvelles compos se faufilent parfaitement dans le répertoire. Elles donnent même un coup de fouet à l'ensemble. Unthought Known est une vraie chanson populaire: elle soulève facilement les foules avec quelques accords et un coup de batterie.
La franchise de l'enregistrement est un vrai plaisir de rock. Pas de bidouillage. Pas de production trop précautionneuse. Comme On two legs, cette suite prouve les bienfaits d'un bon live parfaitement exécuté.
En écoutant tout cela, je me demande où sont passés mes cheveux sales (mes cheveux tout courts d'ailleurs), mes chemises à carreau et mes bermudas mal taillés...
La nostalgie ca a du bon. Ca peut vous faire rebondir bêtement chez vous sur de la bonne musique de sauvage !