Canadien tourmenté, Neil Young réussit à conquérir l’Amérique avec sa participation au Buffalo Springfield et Crosby, Still, Nash & Young. Auteur de solides albums solos teintés de folk, le Loner devient une star et retourne dans son pays d’origine.
Ce nouveau live est le second concert donné à Toronto en 1971. Depuis 1966, Neil Young a sorti un album chaque année et en 1971, après un accident, il se consacre à la scène et compose de nombreuses chansons qui feront toute la beauté du disque Harvest.
Durant ce concert, Neil Young ne joue que quelques titres connus du public. Il pique quelques chansons à ses fructueuses collaborations. Il interprète et surtout dévoile les chefs d’œuvre d’Harvest. Seul, sur scène, il s’accompagne d’une guitare, d’un harmonica et d’un piano. A 26 ans, sa maturité sur scène impressionne.
Ce disque montre qui était l’auteur de Helpess entre les albums précieux, After the Goldrush et Harvest : un compositeur seul, sérieux et en pleine possession de ses moyens. Avec dépouillement, il assure un set envoûtant où sa voix cristaline possède une rare profondeur .
Le disque permet même de découvrir un inédit, Bad fog of loneliness, titre léger, peut-être un peu trop pour son auteur qui voulait réaliser à l’époque le disque parfait. La qualité néanmoins de cet album est de redécouvrir les fameux titres de Neil Young avec un sens de l’épure très impressionnant.
Cette nouvelle archive rend bien compte du bouillonnement perpétuel qui habite Neil Young. Il triture les cordes de sa guitare, papote avec le public. Il cherche et semble trouver ce soir-là.
C’est décidément une bonne idée d’ouvrir les archives du loner. On attend avec impatience de découvrir une nouvelle période (live) de cet artiste complexe et intouchable.