Tiens, une nouvelle rêveuse dans l'univers lunaire et féminin de la nouvelle scène français ! A défaut de surprendre, cette petite fée du sud ouest séduit.
La première chanson de Lise fait un peu peur. La voix est très aigüe. Au bord de la rupture, avant de se reposer sur des harmonies soutenues par un piano qui s'installe comme l'élément majeur de ce premier disque.
La jeune Lise n'a pas peur d'oser des choses délicates ou dangereuses sur ce premier titre intitulé Paris. La capitale, elle la chante en anglais et en français, en écho à ses nombreux allers retours entre la France et les Etats Unis.
Elle a découvert le piano à Narbonne. Elle interprète les Pixies ou des hits du rap américain à sa manière. Très mélodique. Elle profite de son massif instrument pour imposer avec une vraie délicatesse un univers feutré, faussement diaphane et parfois sombre.
Comme le dit l'un des morceaux du disque, "c'est doux". Mais les apparences sont trompeuses. La brune espiègle jongle avec ses influences, ses états d'âme et reprend même l'intouchable Where is my mind. Elle se livre dans une dernière chanson, très drôle, à un aveu sans fard sur le trac.
Le style est aigre doux. Ce n'est pas une nouveauté mais elle sait nous bercer avec son piano et sa voix qui se révèle très libre. Sa fraicheur est la principale qualité de ce disque badin et séducteur.
Pourtant Lise doit passer après les Daphné, les Babet, les Emily Loizeau qui elles aussi, se sont imposées avec des disques d'univers inspirés par Tim Burton, Dominique A ou autre. On ne sait pas si son charme suffira à sortir du lot.
Après l'écoute de son disque, on veut bien la défendre, l'encourager et surtout inviter le maximum d'oreilles à tenter l'expérience.
On espère surtout que la nouvelle fée du genre peut être magicienne ou sorcière !