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Jeudi 24 Mai 2012Cinéma

 Les rois de la glisse

Les rois de la glisse

Ash BRANNON et Chris BUCK

Sony Pictures - 24 octobre 2007 - 1h25

Et ta critique ?




Les pingouins sont à la mode. Après Happy Feet et La Marche de l’Empereur, les studios d’animation de Sony s’intéressent à la passion de l’animal pour le surf. Très réussi, ce film devrait mettre un peu de soleil dans les salles obscures.


Quand on est un pingouin fan de surf, vivre en Antarctique n’a rien de folichon. C’est tout du moins l’avis de Cody Maverick qui passe ses journées à trier du poisson entre deux rides sur sa planche confectionnée avec les moyens du bord.

A peine sorti de son œuf, il rencontre la star de cette noble discipline et décide d’y vouer sa vie. Arrivé sur une île tropicale, plus généreuse en grosses vagues que sa banquise, Cody va accomplir sa destinée de surfeur avec l’aide d’un poulet rasta et d’une belle congénère.

On pourrait reprocher au film d’avoir un humour élitiste, rejetant ceux qui ne seraient pas des aficionados de la vague. Ce dernier est heureusement bien dosé entre des références très pointues pour les initiés (comme quelques pingouins connus en guise de guest stars et des tatouages tribaux très seyants sur les fourrures noires et blanches) et un humour plus consensuel. Les tribulations de nos animaux polaires ne risquent donc pas de décevoir ni les amateurs de ce sport de l’extrême, ni le grand public.

Le rendu des scènes de glisse est tout simplement magnifique : les vagues montent et s’écrasent avec beaucoup de réalisme et le ciel donne l’impression d’être sur une île tropicale. On pourrait se croire dans un documentaire… si l’on ne tient pas compte de l’improbable bipède qui se tient sur la planche.

C’est d’ailleurs sous la forme d’un documentaire biographique que l’action avance, ce qui permet de jouer sur l’anthropomorphisme de façon très convaincante. Entre faux entretiens et images de compétition, on retrouve l’atmosphère californienne ou australienne de ces moments télévisuels qui font la joie des insomniaques sur les chaînes musicales du câble.

Si le choix de l’animal peut paraître saugrenu (ce ne sont pas les animaux tropicaux mignons qui manquent), le décalage provoqué contraste un peu la morale facile de l’histoire (« Va jusqu’au bout de tes rêves mêmes s’ils paraissent impossible »). Et puis qui n’aime pas les pingouins d’abord ? A moindre d’être allergique à cet animal venu du froid ou aux films d’animation en général, il n’y a pas vraiment de raisons de passer à côté des rois de la glisse.


Vincent Valat

© Etat-critique.com - 22/10/2007