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Jeudi 24 Mai 2012Cinéma

 Les messagers

Les messagers

Danny PANG et Oxide PANG

Avec Kristen Stewart, Dylan Mc Dermott, Penelope Ann Miller et John Corbet - Metropolitan filmexport - 4 avril 2007 - 1h28

Et ta critique ?




Réalisateur des Evil Dead et des Spider-man, Sam Raimi est beaucoup moins doué en tant que producteur. En allant chercher les frères Pang, il confirme ses faiblesses de production et tente de nous faire le coup de la Petite maison hantée dans la prairie.

La filmographie de Raimi est assez irrésisitible. Son boulot en tant que producteur laisse à désirer. Avec son ami de toujours, Robert Tapert, il a fondé Ghost House, une maison de production pour petits films d’horreur. Pour l’instant rien n’est sorti de bon : The Grudge 1 et 2 ou encore Boogeyman. Que des œuvres flemmardes qui ne feraient pas peur à un nouveau né.

Connus pour leur trilogie d’épouvante, Danny et Oxide Pang sont approchés par Raimi pour réaliser un film aux Etats-Unis. Comme Takashi Shimizu avec The Grudge, les japonais répondent positivement mais hélas pour reproduire leur univers pas forcément des plus originaux.

Les Pang font ce qu’ils savent faire et surtout ne dévient jamais de ce que l’on attend d’eux. Arrivés dans un autre système, couvés par un auteur confirmé, ils pourraient s’amuser un peu : non, ils font juste un copié collé de leur cinéma. Sans surprise, Les messagers est une histoire de fantômes ! Ils ne sont pas japonais mais ils ont la même mauvaise habitude de sortir de l’ombre ou de s’approcher lentement de leur victime. Dans Les messagers, les fantômes hantent une petite ferme perdue dans un champ de tournesols. C’est là qu’une petite famille tente de se ressouder. Le papa est au champ. La maman frotte les murs abîmés. L’adolescente fait sa crise derrière un mutisme assez habituel. Le petit dernier bave et surtout voit que la maison est habitée par d’autres personnes très ectoplasmiques.

Après trois quarts d’heure de mise en place, le film s’énerve un peu, comme les corbeaux qui sont les fameux messagers du titre. Car, il y a une astuce dans le scénario : comme d’habitude il y a un twist final qui inverse tout. Comme cela fait dix ans que l’on nous fait le coup, autant vous dire que ça ne décoifferait pas un chauve.

C’est de l’horreur très light. La lumière est jolie mais les effets sont grotesques tellement on les a déjà vus. Les messagers, comme tous ces produits pour les moins de douze ans, se limite à ramener sur le devant de la scène quelques acteurs compétents mais perdus. On est très content de savoir qu’il y a donc encore du travail pour Dylan McDermott (le héros de The Practice), pour Penelope Ann Miller (si belle dans L’Impasse), pour John Corbett (vu dans une saison de Sex & the city) ou encore pour William B.Davis (l’homme à la cigarette dans X-Files quand même). Vous l’aurez compris, l’intérêt du film est très limité, sauf si vous aimez les corbeaux, les tournesols où les acteurs de télé. Sinon le message est clair : vous avez déjà vu ce film mille fois!


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 06/04/2007