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Jeudi 24 Mai 2012Livre

 Les dents de l'amour

Les dents de l'amour

Christopher MOORE

Calmann-Lévy - Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Luc Baranger - 316 pages

Et ta critique ?




Buvez une pinte de sang frais pour les fêtes. Ca réchauffe. Et lisez ce polar déjanté.

 

Evidemment, si vous préférez vous tordre le nombril en accusant la terre entière de tous les maux, où même si vous passez votre temps à méditer sur le déclin des civilisations, Les dents de l’amour de Christopher Moore vont vous sembler une œuvre mineure.

Si, cependant, vous aimez les histoires qui partent en vrille et les délires de personnes ayant abusé de substances illicites, vous allez adorer le dernier roman paru en français de Moore, l’auteur qui très sérieusement, ne se prend jamais au sérieux.

Nous sommes à San Francisco, durant la période des fêtes de fin d’année, Jody, une charmante rouquine, rentre tard du travail quand elle a le malheur d’être mordue par un vampire. Du coup, elle change, elle mute et personne n’a pensé à lui refiler un petit guide d’accompagnement à sa nouvelle condition de buveuse de sang.

C’est alors qu’elle rencontre un petit jeune de vingt ans qui rêve de devenir écrivain et qui débarque de sa province pour gouter les charmes de la vie Californienne. Voilà un chevalier servant idéal qui permettra à Jody d’appréhender les charmes et dangers de sa nouvelle condition (inhumaine).

On peut compter sur ce bon Christopher Moore pour composer un univers braque dans lequel les braques, les branquignols et les bancaux occupent premier et second plan. Dans ses romans, la folie est légale et les substances qui font rire en vente libre.

Certes, ce roman n’est pas le plus achevé de son auteur. Tel qu’il est cependant, il a plus de peps et de drôlerie que n’importe quel Alexandre Jardin. La collection Interstices qui le publie est déjà un gage en soi d’originalité.

De plus, le traitement du statut de vampire est plutôt original, et ce dans un genre hyper codé. Le vampire se ressource notamment en « suçant » les malades au stade terminal. Fallait y penser.


Philippe Sendek

© Etat-critique.com - 18/12/2008