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Jeudi 24 Mai 2012Livre

 Les captifs de Cornouaille

Les captifs de Cornouaille

Yves JOSSO

10/18 - 410 pages

Et ta critique ?




Voici la belle comtesse et peintre Clémence de Rosmadec de retour pour des aventures bretonnes et parisiennes. Avec encore plus de suspense, d’amour et d’énigmes.


Revoici la belle rousse Clémence de Rosmadec, la peintre bretonne qui devient régulièrement détective malgré elle.

Dans ses deux précédentes aventures, nous avions pu flâner entre Paris et la Bretagne de la fin du XIXe siècle, en compagnie de Clémence et de ses amis et amants. Car, oui, la belle jeune femme vit comme une fille du XXIe. Bon, ce n’est pas donné à tout le monde, mais dans son milieu, aisé, cela peut se faire. Et puis, elle est amoureuse de son ami d’enfance, Gildas, marin pêcheur de son état.

Avec ses amis peintres, connus (Gauguin, Emile Bernard, excusez du peu) ou inconnus, mais aussi sa sœur Albertine, elle nous surprenait déjà dans les livres précédents par sa ténacité à résoudre les énigmes.

Ici, durant cet été 1888, Clémence est touchée de près par un événement dramatique : Hector, l ’un de domestiques de La Josselière, la propriété de sa grand-mère, est tué en tentant de sauver Hélène, la sœur de Gildas. Car Hélène est très amie avec Albertine et dort dans sa chambre ce soir-là. Elle entend du bruit : ce sont des cambrioleurs qui viennent voler un dessin du Caravage, repéré peu de temps auparavant.

Hélas, Hélène va être enlevée et séquestrée. Et voilà Clémence partie à la recherche de l’adolescente, et qui se retrouve entre Paris et Morlaix, de Pont-Aven à Etretat en passant par Douarnenez, aidée par Albertine, qui met tous ses talents de médium au service de sa sœur. Celle-ci s’adjoint vite l’aide de Gilles, dont le frère Pierre a aussi été enlevé. Amour, sensualité, rebondissements en tout genre, ce troisième tome des aventures de Clémence est frais, bien enlevé, bien écrit. Avec de très beaux clins d’œil à Flaubert, Maupassant et Degas.

Le suspense est au rendez-vous, les descriptions de la Bretagne de cette époque sont plutôt justes et bien documentées, bref, on en redemande !



Marie Léon

© Etat-critique.com - 13/09/2009