RSS - Les dernières actualités RSS - Les dernières news Réalisé par Agence Web Conseil - Little Big Studio RETOUR A L'ACCUEIL - QUI SOMMES NOUS - RECRUTEMENT - CONTACT

Jeudi 24 Mai 2012Cinéma

 Les aventures de Nicolas Le Floch

Les aventures de Nicolas Le Floch

Edwin BAILLY

Avec Jerome Robart, Mathias Mlekuz, Vimala Pons et Claire Nebout - 2 DVD - France 2 Phares et balises

Et ta critique ?




Cadeau idéal à offrir au pied du Sapin pour vos amis ou vous-mêmes. Les autres auront droit à l’inspecteur Moulin ou aux Cordier.


Quelle surprise alors qu’on évoque le futur de France Télévisions et le problème de son financement, quelle surprise donc de découvrir les deux épisodes de la première saison des aventures de Nicolas Le Floch. Une réussite qui nous plonge dans un dix-huitième siècle qui n’a rien d’une opérette.

Adaptée des œuvres de Jean-François Parot qui sont chroniquées dans notre rubrique Livre par la fine plume de Sébastien Mounié, cette série dont Hugues Pagan est le scénariste avisé, met en scène un jeune commissaire qui fait ses premières armes dans la police de Louis XV, à une époque troublée (mais ne le sont-elles pas toutes ?) où les intrigues de cour peuvent provoquer des blessures mortelles.

N’y allons pas par quatre chemins : nous avons tout aimé dans cette adaptation : le fait que les acteurs soient solides et peu connus, que les rôles soient tenus par des acteurs jeunes et non les quinqua-sexagénaires qui hantent la petite lucarne.

L’acteur principal, Jérome Robard, qui a joué dans la série Reporters vue sur Canal plus, emporte l’adhésion. Il est jeune, félin et charismatique. Les seconds rôles sont charpentés. Qu’il s’agisse de François Caron ou de Jean-Marie Winling., ile rentrent dans leurs personages en goûtant la belle langue qu’ils ont en bouche.

Le premier rôle féminin, fougueux et sexy. La musique bien inspirée… Et l’on voudrait que l’on fasse grise mine, que l’on crache dans le potage ? Ne comptez pas sur nous pour ces basses besognes !

L’ambiance permet de revisiter l’image habituelle que l’on se fait du Siècle des Lumières. Les scènes où le bourreau Samson fait office de médecin légiste rappellent les films de la Hammer. Et entre parenthèses, on se rend compte qu’il faut mettre de l’argent dans une production, si l’on veut lui donner les moyens.

La seule interrogation possible à la fin du premier épisode est de se demander si le deuxième va être à la hauteur. Il l’est.

On a lu bien des choses stupides sur ces deux épisodes, qu’ils s’apparentaient aux téléfilms en costume de l’ORTF. Moi, je veux bien mais, en ce moment, on minimise tout ce que fait la télévision publique pour mieux la canaliser, l’étouffer. Nicolas Le Floch est une œuvre ambitieuse, où l’aventure se mèle aux intrigues

Dans un paysage télévisuel où 80 % de bouses intergalactiques envahissent l’écran, il faut valoriser les 20 % de bonnes et belles œuvres (comme Les oubliées vues sur France 3) qui nous permettent de supporter la vie sous le régne de celui qui a vécu à Neuilly et habite maintenant dans le huitième arrondisement de Paris. Lui, son idéal artistique, c’est Thierry la fronde ! Nous, nous luttons pour préserver intelligence et finesse dans un monde qui n’en a pas automatiquement besoin.


Philippe Sendek

© Etat-critique.com - 20/11/2008