Avec Thomas Neuvic, Olivier Baroux, Hélène Fillières et Marilyn Canto - Pathé - 25 juillet 2012 - 1h30
Et ta critique ?
Un téléfilm France 3 Poitou Charente!
Antoine se sépare de sa femme. Il quitte le foyer familial après avoir appris qu'elle se console dans les bras de Jean Paul lorsqu'il est en déplacement. Il déboule chez un couple d'amis. Chez eux, il pleure. Il s'énerve (sur une ratatouille). Il prend des décisions.
Il s'occupera de ses trois enfants le week end. Il récupère la petite maison de sa grand mère au bord de la mer. Il trouve un nouveau boulot. Il fait tout pour lutter contre sa solitude. Antoine n'est pas du genre à se morfondre pourtant c'est un homme triste.
Heureusement il y a les week end et les enfants. Ces moments là touchent visiblement le réalisateur, Louis Becker, fils de Jean et petit fils de Jacques. Les gamins ne sont pas grimaçants et cabotins. Il y a une jolie complicité avec le comédien principal, Thomas Neuvic.
C'est d'ailleurs un film agréable. Il faudrait dire inoffensif. C'est le portrait d'un homme blessé mais jamais abattu. Antoine se relève doucement mais sûrement. Louis Becker n'appuie pas sur l'aspect pathétique d'un homme brisé. Mais il ne réussit pas non plus à incarner la douleur d'un homme qui attend son divorce, et ses enfants le week end!
Cela donne donc une succession de scènes, plus ou moins habiles, où Antoine va se diriger vers une sorte de guérison. Rien de nouveau sous le soleil du Poitou Charente. On se demande même pourquoi le film a le droit à une diffusion sur grand écran.
On ne s'ennuie pas. On est même rassuré par le ton compatissant du film. Mais ca manque cruellement d'originalité et d'envie. Entre rires et mélo, le réalisateur ne choisit pas et préfère l'alternance: ca ne fonctionne pas vraiment. A la télé, on aurait sûrement zappé plusieurs fois!