« Il était une fois une grosse, un bègue, un black, un fumeur et un monsieur-dame… » : ça aurait pu être drôle. Encore fallait-il que ce ne soit pas une comédie musicale…
Vous aimez les Mozart opéra rock, Notre Dame de mes deux et autres comédies musicales où les « artistes » beuglent au lieu de parler ? Alors, peut-être, allez vous aimer Les In-Différents. Personnellement, l’heure et demie passée au théâtre Daniel-Sorano ne m’a pas enchanté.
Avant d’être méchant, saluons le travail de mise en scène de Stéphane Cottin. L’idée de rectangles cloisonnés, comme pour mieux montrer que la société met les « handicapés » dans des cases, mérite une fleur. La légèreté de certains propos également. Un homo refoulé qui rêve d’aller plus loin avec son ami le permet assez facilement, certes ; encore fallait-il trouver les répliques cinglantes.
Camille Turlot, qui joue le rôle du monsieur-dame (comprenez un travesti), est le co-scénariste de la pièce. Sa façon de se mouvoir, son ton cassant, son attitude en général, font qu’il surclasse ses camarades de jeu. Des chanteurs-comédien(ne)s qui se perdent dans des chants fatiguants. Le second scénariste est l’homme de l’ombre, Eric Szerman, pianiste aux mélodies gnan-gnan (du mauvais Goldman) qui accompagne les cinq comédiens.
Une pièce énergique qui a été soutenue, entre autres, par la Région IDF dans le cadre de la lutte contre les discriminations. Si Les In-différents a permis à certains de réfléchir sur le sujet, c’est déjà cela de gagné…
http://www.lesindifferents.fr/
Thomas Delavergne
© Etat-critique.com - 17/03/2010