RSS - Les dernières actualités RSS - Les dernières news Réalisé par Agence Web Conseil - Little Big Studio RETOUR A L'ACCUEIL - QUI SOMMES NOUS - RECRUTEMENT - CONTACT

Jeudi 24 Mai 2012Cinéma

Les Incorruptibles

Les Incorruptibles

Brian DE PALMA

Avec Kevin Costner, Sean Connery, Robert de Niro et Andy Garcia - Paramount - 1987

Et ta critique ?




Rien à dire: un classique!


Avec un sens du visuel hors norme et plus que ludique, Brian de Palma est l'un des grands hommes des années 80. Encore aujourd'hui, un film comme Scarface marque encore les jeunes générations. Difficile de ne pas apprécier sa virtuosité, gourmandise cinéphile un peu trop sucré mais bien souvent délicieuse.

Lorsqu'il dirige Les incorruptibles, le classicisme semble être l'antithèse du cinéma de Brian de Palma. Il aime les plans techniquement complexes. L'élégance n'est pas forcément son fort. Filmer les années 30 relève du défi.

Grace au scénario de David Mamet, le cinéaste va pouvoir aspirer Les incorruptibles dans son univers obsessionnel. Le quatuor  de détectives n'est pas vraiment glamour. Par petites touches, Brian de Palma, par sa réalisation affolante, va les transformer en chevaliers de temps modernes. On ne sait pas s'il connaissait le cinéma de John Woo mais comme lui, de Palma aime transcender les enjeux par une mise en scène tapageuse mais flamboyante.

Face à un ogre nommé Al Capone (massif Robert de Niro), Eliott Ness et ses hommes font donc tout pour triompher la justice. La caméra du cinéaste célèbre sans honte le manichéisme et profite de la reconstitution rutilante.

Il cite le Cuirassé Potemkime dans une scène culte de gunfight dans la gare de Chicago. La violence se fait raffinement. C'est peut être douteux  mais cela donne un opéra de la violence, simplement magnifique.

Le jeune Kevin Costner prend de l'ampleur dans ce film. Il porte sur ses épaules toutes les ambiguités de la morale américaine. Le combat qu'il mène l'entraine vers des états d'âme beaucoup plus complexes que le simple défi du bien contre le mal.

Rien n'est noir ou blanc. Tout est compliqué à l'image du style sophistiqué du cinéaste de Blow Out. Il s'amuse un peu plus avec les stéréotypes et le spectateur. C'est une oeuvre d'une classe folle. Le tournis qu'il procure est un plaisir rare. Le film policier se découvre ici une authentique référence en matière de maitrise totale.

Phrase culte: Isn't that just like a wop? Brings a knife to a gun fight.


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 02/02/2011