Une gourde découvre l'endettement. Le rêve américaine est en péril. Ce n'est plus une adaptation de roman mais un film en soldes!
Becky vit dans un monde merveilleux. Elle dépense son salaire dans toutes les boutiques chics de New York. C'est une princesse au milieu de toutes les fringues de haute couture. Elle veut et achète tout.
Journaliste, elle se présente d'abord comme une cliente hystérique dès qu'un nouveau foulard est mis en vitrine. Elle rêve de travailler dans un grand mensuel fashion (dirigé par une Européenne pincée jouée par Kristin Scott Thomas) mais se retrouve dans un maussade journal financier.
La petite princesse des boutiques rencontre alors un prince charmant, le rédacteur en chef du journal économique. Hélas, il y a aussi un mauvais chevalier: un agent de recouvrement qui aimerait que la belle règle ses dettes.
Hé oui, une société de consommation ce n'est pas le paradis non plus. C'est triste mais c'est comme ça. Le film met en garde sur l'endettement facile. En période de crise, c'est gentil de prévenir (c'est un peu tard aussi) mais la manière est juste consternante.
Disney nous livre ici sa version de Sex & the city. C'est donc mignon, lisse et oubliable. PJ Hogan, auteur autrefois de films intéressants (Muriel, Peter Pan), filme sagement son héroïne tête à claques qui fait une importante découverte: dépenser de l'argent que l'on n'a pas, n'est pas forcément un avantage.
C'est un film rose bonbon, superficiel et indigeste. On remarquera juste quelques comédiennes sur le retour comme Julie Hagerty, l'hotesse de l'air d'Airplane ou Wendy Melick de la série Dream On.
Petits plaisirs bien radins tout de même. On est aussi à l'aise devant ce produit hypocrite que dans les grands magasins à l'ouverture des soldes!
Pierre Loosdregt
© Etat-critique.com - 15/06/2009