Après un premier épisode uniquement fantastique d’un point de vue commercial, le quatuor à l’adn modifié revient sur les écrans avec un nouvel ennemi qui a le mérite d’offrir des moments étonnants dans un blockbuster calibré et tous public. Surf’n’roll !
La torche humaine, irritant et prétentieux, mérite des claques, ce qu’essaie de faire la Chose. Les deux complices se chamaillent tout en observant les amours contrariés de l’homme élastique et de la femme invisible qui doivent organiser leur mariage. S’ils n’avaient pas des super pouvoirs, Johnny, Ben, Reed et Sue seraient les personnages d’une horripilante sitcom sans grande imagination.
Mais depuis qu’ils sont passés au travers d’une tempête cosmique, ils sont devenus les 4 Fantastiques et sérieux concurrents au succès de Spider-man. De toute la déferlante d’adaptations de bédés avec super héros, le film de Tim Story n’était pas le meilleur, ni le pire. Juste sympathique et sans saveur.
La suite semble similaire. Les super héros tentent d’avoir une vie à peu près normale mais ils sont cette fois ci taquinés par un drôle d’extraterrestre : le Surfeur d’argent. Au service du dévoreur de planète, il vient repérer si la Terre peut être un plat de résistance. Pressés par l’armée, les 4 Fantastiques vont tout faire pour capturer cet ennemi venu d’ailleurs.
Il faut donc une bonne moitié de film pour que l’affrontement arrive. Tim Story filme un script assez mou où les blagues de Johnny Storm sont plus importantes que l’événement qu’est l’arrivée du Surfeur d’argent. Le personnage, par son réalisme et son élégance, permet, à quelques instants, au film d’échapper à sa condition de produit propre et léger.
Les effets spéciaux permettent au personnage une grâce inattendue et un réel charisme. Depuis Spider-man, on n’avait pas été autant troublé par un super héros, ici, plus faire valoir qu’autre chose. Néanmoins, en quelques scènes, il vole la vedette aux quatre héros empêtrés dans des péripéties consternantes tellement elles singent les pires clichés d’une série télé.
Rien de nouveau dans l’univers net et pimpant des 4 Fantastiques. Sauf l’éclat étrange d’un ennemi qui mériterait bien son propre film !
Pierre Loosdregt
© Etat-critique.com - 06/08/2007