Projet franco coréen, cette bédé au titre longuet nous emmène nulle part!
Un écrivain en mal d'inspiration trouve un journal intime dans une poubelle. Il s'en inspire pour son nouveau roman. Cela marche: il rencontre le succès. Il a rapidement des scrupules. Il a volé la vie intime d'une femme. Qu'est elle devenue?
Bon ce n'est pas du Guillaume Musso ou du Alexandre Jardin, mais c'est un bon gros vieux mélo joliment dessiné par un Coréen, ravi dans la première page de travailler avec des Français. Le dessin, au crayon sec, est admirable et colle parfaitement à l'intrigue étrange, entre réalité et fiction de ce roman graphique.
Hélas, cette tendance de la production française à s'inspirer du manga efface toute sincérité dans le projet. Léa... ressemble à un exercice de style, aussi vain qu'il est bien dessiné. La lecture est pauvre. Les atermoiements des personnages agacent. La dernière partie ressemble à un très mauvais téléfilm, diffusé l'après midi sur la sixième chaine.
Cela se veut poignant. C'est juste ennuyeux. Eric Corbeyran est un vieux routard de la bande dessinée. Ici, il semble un peu fatigué et pas très enthousiaste. Heureusement il reste le joli coup de crayon de Gwangjo. La prochaine qu'il vient en France, espérons qu'on lui propose quelque chose de plus convenable. L'accueil des étrangers laisse à désirer, même en bande dessinée!
Pierre Loosdregt
© Etat-critique.com - 17/09/2010