RSS - Les dernières actualités RSS - Les dernières news Réalisé par Agence Web Conseil - Little Big Studio RETOUR A L'ACCUEIL - QUI SOMMES NOUS - RECRUTEMENT - CONTACT

Jeudi 24 Mai 2012Cinéma

 Le royaume

Le royaume

Peter BERG

Avec Jamie Foxx, Ashraf Barhom, Jennifer Garner et Chris Cooper - Paramount - 31 octobre 2007 - 1h50

Et ta critique ?




Les Experts au Moyen Orient, voilà comment se résumerait Le Royaume, oeuvre pétaradante à la morale douteuse... Jusqu'aux dernières minutes.


Un attentat est commis en Arabie Saoudite contre des familles américaines. Zone sensible où la modernité et la tradition se heurtent, un groupe d'agents du FBI bravent tous les interdits pour mettre la main sur l'apprenti Ben Ladden qui a osé provoqué l'Amérique.

Jamie Foxx sert les dents. Il a chaud. A Riyad, tous les hommes ont des têtes de terroristes. Personne ne l'aime. Lui et son équipe d'experts. Comme la célèbre série, chacun est doué dans sa matière et leurs talents liés feront toute la vérité sur la pale intrigue qui sert d'excuse à un gros film d'action.

Le film est assez détestable dans sa première partie. Le film joue sur les valeurs bien américaines comme la famille, l'amitié virile et la revanche. La loi du talion surpasse tout. L'Amérique a le droit de défendre sa façon de vivre partout dans le Monde, et au delà de tout souci géo-stratégique.

Le Royaume est un bon gros film bien yankee, où les Américains amènent la démocratie avec des gros flingues, des sucettes, des grosses bagnoles et une facilité fascinante à détruire des quartiers entiers pour trois indices.

Le film de Peter Berg donne presque la nausée. Produit par Michael Heat Mann, le film est filmé comme un documentaire et la caméra valdingue dans tous les coins. Si l'histoire est suspecte, la mise en scène aussi. Ca a le gout de Michael Mann, mais on pense plus à Michael Bad boys Bay

Pourtant il faut bien avouer que la dernière demi heure relève le niveau. Berg se reprend et nous balance dans un coin chaud de Riyad où les héros démontent du terroritste avec une efficacité impressionnante.

Le final de La horde sauvage à coté, c'est un drame bergmanien. Encore plus fort: les toutes dernières minutes remettent en question tout le métrage. On retrouve toute l'ironie grinçante de Mann. Le film renvoie dos à dos la morale des gentils agents et des méchants barbus puisque tous leurs agisssements sont basés sur la haine et la vengeance. Les regards perdus de Foxx et des autres acteurs dans les derniers instants contrastent avec l'énergie discutable du gros blockbuster très patriote. Louche ou courageux, le film possède toute l'ambiguité de l'Amérique.


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 06/11/2007