Plus d’un million de personnes sont allées voir le destin d’une famille ordinaire. Le second film de Rémi Bezancon est la bonne surprise du cinéma français. Etat critique s’offre une séance de rattrapage.
Marie-Jeanne et Robert ont trois enfants. Albert, l’aîné, fait médecine et n’aime pas voir son père fumer comme un pompier. Raphaël, le second, est un garçon romantique et nonchalant. Enfin il y a Fleur, adolescente rebelle qui découvre la cruauté de la vie…
Cinq personnages et un jour important dans leur existence. Auteur du sympathique Ma vie en l’air, Rémi Bezancon offre une saga familiale qui réchauffe les cœurs. Difficile de ne pas se reconnaître !
La justesse est la grande force du film. C’est une ode à la famille. Le réalisateur observe les mœurs bizarres de l’adolescence mais aussi des adultes. Il s’attache à décrire tous les maux et les joies qui bouleversent les individus à l’intérieur de la cellule familiale.
Il y a donc des drames et des bonheurs. Ca rit et ca pleure. Ca crie et ça s’aime ! Le film nous promène sur une grande palette d’émotions. Hélas, il y a un sérieux détail qui cloche.
Le film est découpé en cinq segments d’une durée presque identique. Le long métrage ressemble à une succession d’épisodes d’une série télévisée. Ce n’est plus un plaisir de cinéma. C’est comme regarder une série en dvd en épisodes successifs.
Sur le fond, c’est une œuvre sensible et très attachante (inutile de dire que les acteurs sont épatants, ca sent le César) mais sur la forme, le film, techniquement parfait, reste un objet douteux. C’est vrai que l’on chipote un peu. C’est si bon de pleurer au cinéma !
Pierre Loosdregt
© Etat-critique.com - 05/10/2008