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Jeudi 24 Mai 2012Cinéma

 Le maître d'armes

Le maître d'armes

Ronny YU

Avec Jet Li, Sing Ngai, Michelle Yeoh et Shido Nakamura - Universal - 2005 - 1h44

Et ta critique ?




Le maître d’armes est le film du retour. Ronny Yu revient à HongKong. Jet Li retrouve le rôle qui l’a rendu populaire. Enfin un film d’arts martiaux à conseiller pour tous!

 

Avant de parler du film, parlons de la triste édition de ce dvd puisque le film ne contient aucun bonus. Rien du tout. Même pas une petite bande-annonce. Quand on voit des galettes bourrées jusqu’à la gueule pour vendre des films nuls, là, on est franchement déçu.

 

Si l’optimisme règne, il est possible de se dire que l’essentiel est là : le maître d’armes est un sacré bon film asiatique. Depuis le succès de Tigre et dragon, le genre connaissait des mutations un peu inquiétantes. Chaque année, on a droit désormais au film chinois avec costumes, drame shakespearien et bastons numériques aussi laides que mal foutus. Wu Ji reste le triste exemple de cette production qui veut réussir ses ventes internationales.

 

Ronny Yu revient donc au cinéma qui lui a offert la notoriété et un billet pour Hollywood. Pour revenir à HongKong, il emmène dans ses bagages le légendaire Jet Li. Sous employés à Los Angeles, les deux hommes reviennent sur l’île et se lancent un défi : retrouver le charme de la saga Il était une fois en Chine.

 

Huo Yuan-Jia est une autre légende des arts martiaux comme Wong Fei Hung. Sa vie est fantasmée ici dans un incroyable film énergique et d’une puissance visuelle qui rend ridicule toutes les dernières sorties du genre. C’est un film de baston. Elégant. Intelligent. Virtuose. Bref, un bon vieux film old school made in HongKong.

 

Il n’y a rien de vulgaire ici. Le film se concentre sur la personnalité trouble de Huo Yuan-Jia. Jet Li se révèle excellent comédien. Son personnage est antipathique avant de plonger dans une succession de drames, jamais ridicules. Ronny Yu retrouve toute la verve de ses premières œuvres. Les combats, chorégraphiés par l’inévitable Yuen Woo Ping, sont époustouflants et retrouvent le coté épuré et frontal du genre.

 

Donc Le maître d’armes ravira les fans du genre. Les autres peuvent être sceptiques mais il faut savoir que cette œuvre est ce qu’il s’est fait de mieux depuis très longtemps. A ce titre, le préjugé doit laisser sa place à la curiosité.

 


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 01/04/2007