Avec Dennis Quaid, Jake Gillenhaal, Ian Holm et Sela Ward - 20th century fox - 2004
Et ta critique ?
Espérons que tous les présidents du Monde verront avant la réunion de Copenhague, le film catastrophe le plus écolo d’Hollywood.
Ca faisait bien longtemps que notre bourrin préféré n’avait pas rasé Big Apple. Après Independance Day et Godzilla, Roland Emmerich l’Allemand a mis en scène l’Australien Mel Gibson pour réaliser The Patriot, une fresque historique bel et bien américaine. Tout est dans le titre !
Cependant dans son film, il n’a pas réussi à détruire le moindre gratte ciel (il fallait vraiment tordre l’histoire pour installer un immeuble en pleine guerre de sécession), son hobby préféré.
Au bout de six ans, Emmerich, qui a remplacé son scénariste par son compositeur à l’écriture de ces films (pour vous dire comme on tend vers le mieux), craque : il va geler la Terre et faire souffler un vent d’écologie sur tous les habitants de l’hémisphère nord.
Le jour d’après commence donc par des tornades qui balaient Los Angeles. Le réalisateur s’amuse : l’écologie est une excellente excuse pour envisager le pire et le filmer. Les immeubles sont fracassés et le plaisir du cinéaste est immense.
Le notre aussi. Ce type a une bizarre manie de malmener ses décors et de les émietter de la façon la plus spectaculaire. Un tsunami pour Emmerich c’est un pet dans une baignoire. Il ne peut pas s’empêcher d’en faire des tonnes.
C’est tant mieux : l’écologie selon Emmerich c’est beaucoup plus rigolo que les documentaires anxiogènes de Yann Arthus Bertrand ou Nicolas Hulot. Le réalisateur de Independence Day célèbre l’écologie comme il faisait de l’impérialisme épais dans ses précédentes séries B.
Comme une attaque d’aliens ou de lézard géant, les politiques sont sourds aux spécialistes. Emmerich va leur faire payer et les politiciens comprendront que l’humilité est la vertu essentielle du pouvoir !
Avant cela, le son doldy surround fait gonfler les basses qui s’abattent sur des images apocalyptiques de New York. Une fois de plus, les comédiens sont maltraités : ils passent dans une machine à laver avant d’être mis dans un congélateur. Jake Gillenhaal a les lèvres violettes durant tout le film. Plus vieux, Dennis Quaid a droit à une combinaison Decathlon pour montrer qu’il est un brillant glaciologue
On se moque mais Le jour d’après reste pour l’instant le film le plus regardable d’Emmerich. Bien entendu, il a toujours autant de mal à nourrir son concept pour le transformer en scénario (l’attaque des loups est un grand moment de " je fais ca pour occuper un bon quart d’heure).
Heureusement, il est content de tout geler sur place. Il s’amuse comme un petit fou. C’est un film post 11 septembre donc Emmerich se surpasse dans la catastrophe. Il fait mieux que les violents barbus. En matière de destructions massives, c’est lui le boss !