Le grand mort accouche d’un tout petit second tome. Après un premier épisode passionnant, les auteurs se perdent un peu dans leur univers parallèle. Triste !
Le père de Peter Pan, Loisel s’est lancé dans une nouvelle saga fantastique avec un joli entrain et une belle première bande dessinée. Il a abandonné le dessin à Mallié qui s’en sort très bien avec l’illustration de la magie.
Une fois encore Loisel joue avec les légendes. Cette fois-ci, il s’inspire des ambiances sauvages de la Bretagne et de ses traditions mystérieuses. En tout cas l’Ouest de la France est une porte sur un autre univers.
Le dessinateur a le sens du merveilleux. Le premier tome était envoûtant et le second volet commence de la même manière. Pauline, l’héroïne, laisse sa place à Erwann, l’apprenti sorcier, victime de la fourberie de certains êtres pas si paisibles que cela.
Ce dernier revient en France pour retrouver Pauline, qui serait rentrée enceinte de son voyage dans l’autre dimension. Il découvre alors une France au bord de la faillite, étranglé par les maladies et les drames écologiques.
Les auteurs dépeignent un quotidien cauchemardesque qui rappelle Les fils de l’homme, superbe film de science-fiction. Mais hélas les recherches du jeune homme sont bien lentes. L’extrapolation des angoisses d’aujourd’hui gène la narration. Les dernières pages expédient un final bien décevant.
La lecture devient alors futile. On aurait aimé un peu plus de découvertes et de révélations. Si le dessin est fluide et élégant, le scénario semble se traîner en longueur. En espérant que Loisel et mallié nous offrent un troisième épisode plus enthousiasmant...
Pierre Loosdregt
© Etat-critique.com - 14/02/2009