Avec Jim Carrey, Gary Oldman, Bob Hoskins et Colin Firth - Walt Disney Pictures - 25 novembre 2009 - 1h34
Et ta critique ?
Hohoho ! c’est Noël ! Comme chaque année le monde entier s’habille en rouge et blanc pour célébrer la joie de noël. Pour une fois, Disney se trompe sur sa marchandise et surprend.
Les rues s’illuminent, les programmes télés parlent de miracles, les publicités nous vendent le dernier coupé sport de Malibu Stacy, et des films, très médiocres, fleurissent tous aussi mièvres les uns que les autres. Cette année à quelques jours de noël sort Le drôle de Noël de Scrooge d’après l’éternelle histoire de Charles Dickens avec les fantômes des Noël passés, présents et futurs. Le tout en animation et estampillé Disney…on pense être en plein merchandising de saison !
M. Scrooge est toujours un vieux notaire de Londres aigri par l’argent et l’âge. Aujourd’hui c’est Noël. Pas question de dîner en famille, ni donner des étrennes et encore moins venir en aide aux nécessiteux. Heureusement les fantômes de Noël se chargeront de remettre le vieillard dans le droit chemin de la joie et de la bonne humeur.
Si le scénario est assez basique, puisque usé, usé et usé par toute les séries du monde, la réelle innovation dans ce film se résume dans l’image. Là où le spectateur, habitué et exigeant en matière d’images de synthèse pourrait se lasser, Robert Zemeckis nous fait découvrir la toute nouvelle génération de motion capture.
C’est assez hallucinant ! Cependant quelques défauts de réalisation viennent ralentir le rythme et l’action se calque presque sur le chargement d’un jeu vidéo. Le réalisateur de Beowulf démontre encore son talent et manipule les angles de vue et une ambiance sombre.
Grâce à la technique, il joue tout en finesse avec des lumières en clair obscur et juste avant Cameron, il profite pleinement de la technologie 3D. Les lunettes ne vont pas vous permettre de draguer et ne sont pas pratiques cependant elles font du film, un objet beaucoup plus ambigu pour une production Disney.
M. Scrooge quant à lui, " interprété " par Jim Carrey (dans tout les coups des films noël) donne une grande partie du charme au film. On joue aussi à retrouver les frimousses de Gary Oldman; Robin Wright Penn et Colin Firth qui apportent un vrai plus au film.
Soupçonné d’être un énième film de Noël, Le drôle de Noël de Scrooge trouve son intérêt dans la qualité d’image, d’un esthétisme encore jamais atteint qui soulève un ascenseur émotionnel vraiment inattendu. La 3D nous place dans une séance a mi-chemin entre le film commercial et le Futuroscope. Et au final ça vaut le détour puisque la technique se met au service de l’émotion.