RSS - Les dernières actualités RSS - Les dernières news Réalisé par Agence Web Conseil - Little Big Studio RETOUR A L'ACCUEIL - QUI SOMMES NOUS - RECRUTEMENT - CONTACT

Jeudi 24 Mai 2012Livre

 Le dériveur

Le dériveur

Frank DARCEL

Flammarion - 204 pages

Et ta critique ?




Premier roman de Frank Darcel, plus connu pour ses talents de musicien (Marquis de Sade) que pour ceux d’écrivain. Une bonne surprise en forme de retrouvailles.


C'est le genre de bonne surprise qui "menace" les rats de librairies et autres supermarchés culturels : retrouver, au hasard de ses furetages, la trace d'une vieille connaissance, depuis longtemps perdue de vue, mais jamais oubliée.

C'est ainsi que Frank Darcel est miraculeusement réapparu, il y a quelques semaines, sur la couverture d'un court roman au titre prometteur, Le dériveur.

Vérification faite avec la photo de quatrième de couverture, le fondateur, avec Philippe Pascal, des mythiques Marquis de Sade est bien là, de retour vingt ans après la disparition de son groupe du paysage musical. Vingt ans à vivoter tranquillement entre un groupe mineur, Octobre, et le sillage d’un Etienne Daho débutant…

Aujourd’hui, c’est donc Flammarion qui offre un ticket de retour au loser magnifique en publiant son premier roman. Deux cents pages décrivant la lente dérive d’un personnage d’emblée attachant, Max, "découpeur de poissons" à Lorient.

Max, marié à la belle et intelligente Annie, est plutôt content de sa vie. Jusqu’au jour où Annie le plante là pour traverser l’Atlantique et rejoindre la petite ville d’Aurora, fascinée par un mystérieux Américain dont elle a croisé le destin sur Internet.

Qu’à cela ne tienne, Max décide de tout larguer à son tour pour retrouver sa femme, où qu’elle se trouve. Seul problème : des Aurora, il y en a une bonne douzaine aux Etats-Unis ! Mais qu’importe, l’amour, la jalousie et la curiosité sont les plus forts. À moins qu’il ne s’agisse d’une fuite en avant destinée à mettre un peu plus de distance entre lui et un drame ancien qui hante encore sa mémoire…

Avec cet honorable roman dans lequel on retrouve quelque chose de Paul Auster, Frank Darcel joue avec efficacité de la fibre sentimentale et nostalgique. On s’attache vite à ce Max simple et sincère et l’on brûle de savoir jusqu’où sa quête le mènera. Jusqu’à Annie ? Jusqu’à lui-même ? En tout cas, jusqu’aux anciens fans de Marquis de Sade !


Joël Fompérie

© Etat-critique.com - 16/11/2007