RSS - Les dernières actualités RSS - Les dernières news Réalisé par Agence Web Conseil - Little Big Studio RETOUR A L'ACCUEIL - QUI SOMMES NOUS - RECRUTEMENT - CONTACT

Jeudi 24 Mai 2012Livre

 Le clandestin

Le clandestin

John GRISHAM

Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Patrick Berthon - Pocket - 399 pages

Et ta critique ?




Pas de quoi être fier, mais c’est ainsi : l’été est propice à la lecture de polars écrits sans grande imagination. La star John Grisham repose les neurones et, après trois chapitres, endort idéalement le lecteur allongé dans un transat.


Depuis La firme au début des années 90, John Grisham est un gros vendeur de romans noirs, juridiques et très américains. A chaque fin de chapitre, il fait rebondir le suspense avec un effet de style qui a la grâce d’un pachyderme défoncé au Redbull.

Le style de Grisham, c’est l’énormité, le complot international et de grosses ficelles qui en feront rire plus d’un. Grisham, en été, c’est comme un blockbuster estival au cinéma. Pas de surprise et une efficacité maximum, même pour défendre une intrigue écrite sur un ticket de métro.

Donc quand le soleil tape fort, quand le vent caresse les arbres et qu’il est l’heure de la digestion, rien de tel qu’un gros bouquin à l’horizontal. Le déjeuner s’est bien passé. Tout le monde a envie d’une bonne sieste. Les marmots jouent loin des adultes. Le vin assomme avec douceur.

Avant de plonger pour l’après-midi, la lecture d’un John Grisham est un vrai plaisir coupable. Ce type raconte toujours la même histoire mais avec un sens de la boursouflure et du cliché américain.

Dans Le clandestin, un ancien avocat véreux est poursuivi par plein de gens parce qu’il est responsable d’un scandale sans précédent, qui a failli coûter cher au gouvernement. Visiblement, Grisham a bien aimé l’Italie puisque son héros se cache à Bologne, se promène durant 150 pages et trouve la ville très jolie (et les femmes italiennes aussi).

De temps en temps, un coup de téléphone lui fait peur. Il se demande comment envoyer une lettre sans se faire remarquer des services secrets des grandes puissances. Mais il aime bien aussi le chianti et l’art de vivre des Italiens.

On ne sait plus trop si c’est un guide de voyage ou un roman policier. Grisham s’en moque aussi. Il étire son histoire molle tant que cela ne se remarque pas trop. Mais il ne se passe pas grand chose. Il a juste le talent pour en faire un maximum avec un minimum.

Lorsqu’on profite des joies d’une chaise longue, ce genre de talent suffit. Il provoque même une énorme satisfaction lorsqu’on tente d’en faire le moins possible durant l’été !


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 14/09/2008