Un pasteur se lie d’amitié avec un ours. Cette drôle de relation offre une drôle de fable pleine d’humanité.
Un pasteur finlandais ne croit plus en Dieu. Sa femme le pousse à ne plus croire au mariage aussi. L’homme religieux s’occupe de ses ouailles avec bonhomie pour échapper à sa morosité.
Les habitants de la petite ville isolée aiment leur pasteur et lui offrent un ourson orphelin. Une idée saugrenue qui va provoquer des aventures inattendues.
Car l’ours va permettre au pasteur de se débarasser de tout ce qui l’ennuie profondément.
Il va retrouver le goût pour les femmes. Il va s’échapper de son rôle d’ecclésiastique. Il va vivre au delà de sa petite communauté congelée dans le nord de l’Europe.
Loin des emmerdes et des tracas. Son ours, Belzeb, va dérégler sa morne vie.
L’auteur du Lièvre de Vatanen profite de ce duo atypique pour une grande aventure picaresque, pleine d’humour. On pense à Voltaire comme à George Brassens.
Comme le premier, il a une volonté farouche de croire que la vérité ne se trouve pas dans les livres mais dans les expériences, même les plus loufoques.
Comme le second, il désespère des mesquineries et célèbre l’amitié entre les hommes et les animaux… La star du livre est un ours intelligent mais on pense plus d’une fois à Gare au gorille…
Paasilinna est un malicieux. Il dit de belles choses avec une provocation calculée et une sagesse délicieuse.
L’animal révèle bel et bien l’humanité qui l’entoure. Ca fait peur ou cela rassure : cela fait plaisir à chaque page. Ce livre se met au service de notre bonheur : ca marche.
Pierre Loosdregt
© Etat-critique.com - 04/09/2009