Le manga ronge les références culturelles des auteurs occidentaux. C’est le seul constat que l’on peut de faire de cette lecture pas très exaltante mais exotique.
Le voyage d’Akai est un œuvre italienne. Le scénariste est un professeur de dessin célèbre et le dessinateur a visiblement beaucoup voyager au Japon. Leur bédé impressionne par l’ambiance nipponne joliment retranscrite.
Ils ont l’air de posséder de solides connaissances. Ils convoquent tous les esprits surnaturels qui hantent la culture japonaise et qui fut le cœur et la poésie de l’œuvre d’un génie comme Myazaki. Akai est un petit délinquant tokyoïte. Incapable de sentir la moindre odeur, sa présence (et sa propre odeur) réveille de nombreux esprits, plus ou moins agréables. Il découvre qu’il doit découvrir une ville légendaire et part à sa recherche avec des compagnons particuliers, parfois non humains...
Si la bisexualité du héros fait sourire, l’histoire est parfois confuse et joue un peu trop avec les légendes du Japon. L’intrusion des esprits permet des petites surprises mais elles sont brumeuses et ce second volet manque d’intérêt. Le héros et ses amis, voyagent et font des rencontres. C’est tout.
La couverture a raison de prévenir que l’histoire dure trois tomes. Cette lecture est exotique mais pas très passionnante. Espérons que le final justifiera ce milieu sans malice. On rit juste de voir à quel point le Japon et sa culture fascinent les auteurs de bande dessinée européens. C’est ce qu’il y a retenir de ce voyage pour l’instant !
Pierre Loosdregt
© Etat-critique.com - 13/07/2010