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Jeudi 24 Mai 2012Cinéma

Le Sens de la vie

Le Sens de la vie

Terry JONES et Terry GILLIAM

Avec Michael Palin, John Cleese, Eric Idle et Graham Chapman - Universal - 1983

Et ta critique ?




À travers une série de sketches et pendant plus d’une heure et demie, cinq types incarnent trois mille personnages pour tenter de nous faire comprendre ce qu’est le sens de la vie.


Je n’avais pas revu ce film depuis quelques années et sa sortie en DVD tombait à point nommé, voire même en contrepoint à la sortie prochaine de la Passion de Mel Gibson Amen.

Elle tombe à point nommé parce que, comme le fait si justement remarquer John Cleese au cours de l’exemplaire documentaire qui remplit le deuxième disque de ce coffret : il paraît inconcevable aujourd’hui de faire un tel film (et il ajoute, avec cette petite allumette au fond de l’œil que ne possèdent que ceux qui sont allés très très loin dans la connerie enrichissante, "et je ne vous parle même pas de La vie de Brian").

Oui, à l’heure où il convient de ne plus rire de rien avant d’avoir obtenu sa carte d’agent du Grand Consensus, Le sens de la vie et son nihilisme retentissant donne des bouffées de chaleurs et des crises de rires, et nous projette presque avec envie en ces tendres années 80 qu’il est de bon ton aujourd’hui de sanctifier.

C’est débridé, c’est n’importe quoi et puis finalement non, c’est fou furieux, c’est dégueulasse et puis pas tant que ça, ça prend son temps et ça galope et ça inspire et ça exsude l’intelligence de l’humour contre toutes les malversations.

On sort de là propre comme un euro neuf et on découvre, ô splendeur, qu’il y a plein de bonus marrants et particulièrement bien foutus comme, une fois n’est pas coutume, les inévitables scènes coupées et des anecdotes qui laissent entrevoir bien des choses comme ce court-métrage que tourne Terry Gilliam pour faire l’introduction du film et qui pompe à lui seul un bon quart du budget total.

Et la musique, cette frasque permanente de paroles outrageantes et de partitions pompières en diable. Oui, les Monty Python valent une bonne partie de l’or planquée à Fort Knox et il est temps de s’accaparer ce qui nous revient.



Sébastien D.Gendron

© Etat-critique.com - 02/12/2010