Depuis dix ans, les capes et les épées sont célébrées dans la série du Scorpion. Personne ne va s'en plaindre: cette saga à succès est l'une des plus excitantes
Au début, les aventures du Scorpion laissaient un peu dubitatifs. Comme IR$, le scénariste Stephen Desberg est un peu long au démarrage. Les premiers albums sont très conventionnels.
Le scénariste de Billy the Cat est un filou. Il tisse doucement ses intrigues qui vont soutenir ensuite des albums de plus en plus passionnants. Car un noeud qui se dénoue révèle souvent un nouveau et sinueux mystère.
Pour les dix années d'existence de la série, Desberg et son dessinateur Enrico Marini se révèlent généreux en révélations. Ce neuvième volet est virevoltant et multiplie les faux semblants et les héroïques tentatives prises de pouvoir.
Sans avoir suivi, ce Masque de la vérité, se lit comme un album d'aventures plus qu'efficaces. Pour les novices, Le scorpion est un aventurier qui lutte contre les intérêts du Cardinal Trebaldi, personnage pas très catholique et capable des pires horreurs.
Bien loin des sagas statiques et industrielles, le dessin de Marini fait toute la différence. Le style est léché. Les détails ont toujours leur importance. le classicisme a parfois du bon. Cela se mêle très bien au coté épique de l'histoire.
Dans ce volet, les rebondissements sont nombreux. Les surprises apparaissent toutes les deux pages. Marini soutient le rythme avec des duels impressionnants et une mise en page qui ne lâche pas le lecteur. La tradition, ici, a du bon!
A l'occasion des dix ans, tous les albums sont publiés avec une nouvelle couverture. Pour ceux qui ne connaissent pas Le Scorpion, on leur conseille l'achat de ces bandes dessinées. Et ils ont bien de la chance de découvrir cette saga de cette façon!! Cela va même faire des jaloux!
Pierre Loosdregt
© Etat-critique.com - 05/09/2010