Alexei Guskov, Dimitri Nazarov, Mélanie Laurent et Miou Miou – Europacorp – 4 novembre 2009 – 1h50
Et ta critique ?
De l’humour slave et de l’émotion musicale, voilà ce qu’il faut pour faire du Concert, un film populaire qui obtient facilement notre indulgence !
Un ancien chef d’orchestre qui n’a pas voulu dénoncé ses musiciens juifs il y a une trentaine d’années, passe le balais dans le palais mythique du Bolchoï. Il tombe sur un fax qui lui permettrait de réunir ses anciens amis pour un concert symbolique au théâtre du Chatelet à Paris.
On ne connaît pas le directeur du Chatelet mais on peut se demander s’il va apprécier l’interprétation de François Berléand. Il fait des grimaces et ferait passer Christian Clavier pour un triste mime atteint de paralysie faciale.
C’est une petit faute de goût mais hélas ce n’est pas la seule dans Le concert, du réalisateur du salué Va, vis et deviens. Entre la Russie slave et la France pédante, on nous vide sur la tête une quantité extraordinaire de stéréotypes.
C’est très agaçant. Dans sa première partie, les Russes sont des gangsters, des tsiganes et des mélomanes. Tandis que les Français font dans la prétention et la sensibilité à fleurs de peau (la très jolie peau de Mélanie Laurent certes).
Radu Mihaileanu ne nous avait pas habitué à tant de lourdeurs. Heureusement pour lui, il est sauvé par des dialogues plutôt rigolos surtout dans sa partie russe où le chef d’orchestre organise une recrutement comme dans Mission Impossible.
Ensuite cela se complique : lorgnant sur un humanisme inattaquable, le réalisateur applique, avec un sérieux barbant, les règles du tragico-comique. On se laisse avoir parce que les acteurs sont charmants et l’ambition est bien plus que louable. Hélas, ce Concert n’est pas une révélation. On ne demande pas le rappel.