RSS - Les dernières actualités RSS - Les dernières news Réalisé par Agence Web Conseil - Little Big Studio RETOUR A L'ACCUEIL - QUI SOMMES NOUS - RECRUTEMENT - CONTACT

Jeudi 24 Mai 2012Art-scène

Le  Financier et le savetier

Le Financier et le savetier

Jacques OFFENBACH et Jean de LA FONTAINE

Le samedi à 19 h et le dimanche à 15 h. Théâtre du Tambour-Royal - 75011. Tél. : 01 48 06 72 34.

Et ta critique ?




 

Tout le monde connaît Jacques Offenbach,  le créateur de l’opéra-bouffe,  et ses œuvres La Belle Hélène et La Vie Parisienne. Mais on connaît moins bien ce spectacle en un acte, Le Financier et le savetier. Le Tambour Royal nous le fait découvrir.

 

Ah, Offenbach : Les Contes d’Hoffmann, La Grande-Duchesse de Gerolstein, La Perichole… L’œuvre scénique de ce grand créateur du XIXe siècle est très importante. Offenbach était prolifique et passionné.  Mais le foisonnement fait, comme souvent, oublier des petits trésors. Heureusement, Le Tambour Royal, fidèle à son rôle de théâtre iconoclaste, nous fait découvrir une opérette bouffe de 1856 en un acte, Le financier et le savetier. Sur un livret d’Hector Crémieux et Edmond About, ce véritable  bijou d’une heure nous replonge, nous spectateurs du XXIe siècle, dans l’univers du grand compositeur, avec une modernité incroyable.

 

L’histoire ? Un financier, Belazor, va de succès en succès. Ce jour-là, il organise une fête chez lui. Hélas, une fois de plus, son voisin, le savetier Larfaillou, l’importune en chantant, chantant, chantant… Bien entendu, aidé de ses invités, Belazor va tenter de le faire taire. Mais c’est compter sans l’amour, sans sa fille aussi… Tout est bouleversé, mais bien entendu, il y a une morale dans cette histoire inspirée d'une fable de La Fontaine. Humour, danse, lyrisme,  propos enlevés, tout nous enchante. Les décors sont tout à la fois modernes (un ordinateur portable et les cours de la bourse) et « d’époque », les costumes des comédiens assez improbables. Et parlons-en des comédiens. Mais qui est donc cet André Lamorthe, qui joue le premier invité ? Ah, diable, ce physique !  On le croirait sorti d’un film de Blake Edwards ou des Monty Python. Il est urgent que les metteurs en scène et les cinéastes français  s’y intéressent de plus près !

 

Quant à Diane Gonié, qui interprète Aubépine et est au piano tout à la fois,  son jeu aussi vaut le détour.  Saluons également les prestations vocales des  quatre comédiens.

 

Un moment parfait pour les amateurs et ceux qui  ne connaissent pas encore le « grand Jacques ». Une première approche idéale et un bon moment assuré.


Marie Léon

© Etat-critique.com - 29/09/2010