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Jeudi 24 Mai 2012Musique

 Lazare

Lazare

PRINCIPLES OF GEOMETRY

(Tigersushi – 2007)

Et ta critique ?




Personne ne m’avait prévenu. Je savais bien que John Carpenter avait stoppé la réalisation de series B mais je n’étais pas au courant qu’il faisait des disques d’électro minimaliste.

C’est pas lui ? Il serait donc temps de parler de l’influence du cinéaste sur cette musique !

Franchement, la musique électro est devenue trop complexe avec des branches trop multiples pour s’y retrouver. Difficile de définir tous les courants. Chaque nouvelle galette semble défendre un nouveau style. En tout cas, pour un novice !

Alors quand une influence est perceptible, on se dit que l’on tient quelque chose. La référence de Principles of geometry semble être John Carpenter. Oui, le metteur en scène de New York 1997, Halloween ou Vampires.

Ce fan absolu de musique composait lui-même ses musiques de films et elle était quasiment un personnage à part entière dans ses fictions. Son coté synthétique et minimaliste participait à la noirceur et l’efficacité de l’ensemble. Certaines musiques sont connues de tous et donnent un sacré coup de flip.

Peu amateur de musique électronique, votre serviteur a donc découvert que ce duo français cachait une passion visiblement dévorante pour Carpenter, le musicien. Une chose étonnante mais qui permet de tirer le fil pour comprendre cette musique électronique défendue par Principles of geometry.

A savoir une musique ultra synthétique mais étonnement organique. Les bons vieux sons eighties enveloppent l’auditeur et l’envoûtent. Comme chez Carpenter, il y a quelque chose d’hypnotique et de sombre. Il y a surtout un réel talent avec des principes géométriques, musicaux, extrêmement minimalistes !

Les hermétiques devraient écouter cet album, un peu plus radical que le très célèbre premier album de Justice, mais tout aussi ensorcelant. Derrière les figures imposées (rappeurs invités, samples acrobatiques, un ami Versaillais, Sebastien Tellier), les titres des Lillois semblent s’échapper des meilleurs titres de Kraftwerk ou Brian Eno, avec en plus le goût cinématographique.

Il y a donc une ambiance qui varie entre nostalgie et modernité. Les partis pris des auteurs sont osés et convaincants. L’amateur de salles obscures apprécie qu’un disque donne envie de revoir la filmographie d’un grand mal aimé du cinéma.


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 22/02/2008