avec les voix de Vincent Cassel, Frederique Bel, Diane Kruger et IZM Bac films - 17 juin 2009 - 1h35
Et ta critique ?
Une visite de la banlieue qui ne fait pas peur et ne dépeint pas (totalement) la misère sociale, ca ne se refuse pas !
Tony et José sont des galériens. Dans leur banlieue ravagée, ils zonent en imaginant des vacances à Santa Rico avec des tonnes de meufs et du soleil qui leur ferait oublier leur quotidien.
Sans argent, ils ne peuvent que regarder leurs potes partir ou trouver un petit boulot pour se faire de la tune ! José fabrique un sauna suédois chez un riche juge mais il a des vues sur la fille, bonne copine de sa cousine qui le loge et ne le supporte plus.
De son coté, Tony revend de la beuh pour Zoran, un dealer psychopathe tout en sortant avec une policière nymphomane. Pas facile. La vie en banlieue chaude ce n’est pas facile et d’autres personnages sont là pour le signaler.
Avec Tony et José, on rencontre donc un dealer boulimique, deux mythomanes, des amateurs de tuning, un faux réalisateur, un vrai producteur de films X, des centaines de zonards ou encore un petit chien qui porte le nom d’un teletubbies…
Cela fait dix ans que les auteurs s’amusent de la culture banlieue, de son langage, de ses mythes avec des petits programmes d’une minute. Avec internet, les blagues ont tourné et désormais le format long métrage est largement mérité.
Car la banlieue des Lascars est devenu un endroit estimable. Bizarrement on pense à la folie architecturale de Hongkong. Un patchwork de style, inquiétant et réjouissant en même temps. L’enfer urbain devient poétique à force de déformations mais aussi de mise en scène. Les réalisateurs, Albert Pereira Lazaro et Emmanuel Klotz jouent habilement avec la 2D et la 3D.
Les décors sont une caricature finalement élégante du quotidien. Au milieu de cette cité fantasmée, les lascars vivent des aventures ridicules, pathétiques mais d’une drôlerie salvatrice.
Les vannes fusent aussi vite que les emmerdes. Cette petite bande ressemble à un gros aimant à problèmes. Le film parodie les clichés de la banlieue avec un rythme qui convaincra le spectateur. Le dessin animé devient une comédie sociale d’une constante originalité et réveille un peu le monde de la comédie, du dessin animé et de la banlieue (qui n’est pas la propriété de Luc Besson). Le passage au format long, va très bien aux Lascars et le succès leur revient. En vogue, la galère !