Si vous avez la patate, vous pouvez tenter la pop gloomy de Landscape. Sinon, la déprime vous attend à la fin des 9 titres.
On a peut être toutes les raisons de faire la tronche lorsqu'on se nomme Guillaume de Chirac. Pour compenser on a bien besoin de ses amis. Guillaume est le claviériste de Sébastien Shuller et fréquente des personnalités fortes comme Syd Matters ou Overhead.
Ce sont eux qui ont déjà aidé le musicien pour les deux précédents disques de Landscape, projet libre où Guillaume de Chirac invite qui il veut. Avec ses potes, il a composé deux disques inspirées par le style aérien et aventureux de Radiohead. Confidentiel, le résultat était plutôt plaisant.
Avec ce troisième album, le gaillard a pris du poil de la bête pour s'attaquer aux bandes FM. Les chansons de Landscape sont tristes mais particulièrement soignés pour un passage radio. Il y a une douce nappe de synthétiseur pour faire moderne. Il y a un piano hanté aux notes appuyées. Il y a une voix qui ose monter vers les cieux pour souligner l'aspect élégiaque.
AprèsAaron, Landscape prouve que les petits Frenchys aiment les déprimes tout en pop music. Les petits gars de Landscape se débrouillent très bien mais hélas cela relève plus de l'exercice de style que de l'originalité ambitieuse.
C'est le genre de disque que l'on ne peut pas détester. Il est parfaitement réalisé. Chaque chanson à part a une vraie personnalité et pourrait faire son petit effet en première partie de Coldplay. Mais l'ensemble ressemble un peu trop à une démonstration. Ca manque de coeur. On reste un peu stoïque devant ces morceaux et on est bien les premiers à le regretter !