Un son dense, des chœurs à foison et cette impression que le quatuor jouit à chaque couplet. Labyrinthes ne se perd pas, reprenant la recette qui avait convaincu avec Montréal, véritable hymne pop à leur ville. Un manque d’audace qu’on regrette pour un groupe rock indé.
A trop rester dans les chemins, "Labyrinthes" n’est pas un mauvais disque mais ne restera pas dans les best-of 2009. Pour ceux qui ne connaissent pas Malajube, les fans des Bee-Gees devraient aimer les voix des quatre québecois. On aime ou on déteste.
Ursuline prouve que Malajube sait jouer du rock. Preuve à l’appui : un joli final tout en puissance. Mais le gros de l’album reste des pop-songs mielleuses, comme l’atteste le single Porté Disparu qui a précédé la sortie dans les bacs. Dans ce registre, Luna remporte le pompon.
Le quatuor qui s’est fait connaître avec "Trompe-L’œil" démontre toutefois qu’il peut être bon dans le sentimental. Les chœurs répondent bien à la mélodie sur Dragon de Glace. La batterie, elle, finit le travail avec une rythmique poppy.
333 se chiffre sans conteste comme le titre phare de l’album. Les incomparables et grandiloquents Arcade Fire ont influencé, assurément, leurs collègues montréalais. Comme quoi, on peut faire de la pop baroque en chantant en français. Une chouette cacophonie qui alterne comme il faut avec des airs planants, avant de finir par une explosion rock. Malajube comme ça, on tombe en amour.
Reste à voir le résultat en live avant de se forger un avis définitif. Rendez vous pour cela dans les festivals estivaux.
Thomas Delavergne
© Etat-critique.com - 29/05/2009