Robert de Niro est assez bien décrit par son camarade Al Pacino : Un pitbull sous crack. C’est vrai que la star cabotine un peu plus que son ami. Ils n’ont rien d’autre à faire. La loi et l’ordre est un nanar d’un autre temps.
Dès que le comédien fétiche de Martin Scorsese met son menton en avant, le spectateur comprend : Robert de Niro suggère la colère. Dans ce polar, il est très souvent en ébullition. Il faut dire qu’il y a un serial killer qui voudrait accuser Robert de tous ses meurtres.
C’est embêtant : Robert de Niro joue un flic. Un poulet bien énervé qui cite l’inspecteur Harry. Alors ca serait un comble qu’il soit arrêté. Cela fait sourire son vieux partenaire, interprété par Al Pacino, qui conclue chaque phrase par un " You know " typiquement new-yorkais.
Le premier grogne et le second fait des sourires en coin en draguant la délicieuse actrice Carla Gugino (Snake eyes, Sin city). Visiblement ils sont contents de se revoir, dix ans après Heat de Michael Mann.
Hélas, ils sont dirigés par Jon Avnet, un cinéaste sans grande envergure qui lui aussi semble en extase devant son duo de stars et oublie de mettre en scène un scénario où l’on devine une possible réflexion sur la justice.
A la place, on a deux vieux comédiens au centre d’une ribambelle de clichés et de conventions vu et revus. C’est kitsch à mourir. Les effets de style rappellent les bons vieux Hollywood night de la première chaîne. On pourra aussi s’amuser des dialogues, grotesques pour cause de compilations de déjà dits !
Voici ma petite préférée : You don't become a cop because you want to serve and protect. You join the force because they let you carry a gun and a badge. You do it because you get respect. L’inspecteur Harry, Charles Bronson et Burt Reynolds apprécieront !
Pierre Loosdregt
© Etat-critique.com - 10/10/2008