RSS - Les dernières actualités RSS - Les dernières news Réalisé par Agence Web Conseil - Little Big Studio RETOUR A L'ACCUEIL - QUI SOMMES NOUS - RECRUTEMENT - CONTACT

Jeudi 24 Mai 2012Cinéma

 La foret de Mogari

La foret de Mogari

Naomi KAWASE

Avec Shigeki Uda, Machiko Ono et Makiko Watanabe - Haut et Court - 31 octobre 2007 - 1h37

Et ta critique ?




Grand Prix du dernier festival de Cannes, le nouveau film de la délicate réalisatrice japonaise Naomi Kawase sort sur les écrans. Impressions contrastées sur une œuvre oscillant entre lyrisme et hermétisme.


Avec une dizaine de films à son actif, on connaît désormais assez bien l'univers cinématographique de Naomi Kawase. Cette jeune réalisatrice (elle est née en 1969) s'attache inlassablement à évoquer des sujets personnels, intimes, parmi lesquels la vieillesse tient une place particulière.

Rien de surprenant, donc, à retrouver, dès les premiers plans de La forêt de Mogari, la vie paisible d'une maison de retraite rurale. Dans ce lieu coupé du monde, Shigeki, pensionnaire un peu perdu, rencontre Machiko, aide-soignante au regard bienveillant. Sans le savoir, tous deux partagent un lourd secret : la perte d'un être cher.

A la suite d'un accident de voiture, Shigeki et Machiko se retrouvent seuls et désemparés. Lorsque le vieil homme s'enfonce dans la forêt voisine, Machiko n'a d'autre choix que de le suivre. C'est là, au cœur de cette nature protectrice, qu'ils vont parcourir le chemin de leur rédemption personnelle pour parvenir à se sentir à nouveau vivant.

Sujet lourd d'un pathos omniprésent et d'une symbolique appuyée, La forêt de Mogari, n'est pas de ces films qui se laissent facilement apprivoiser. Ils nécessitent même une véritable volonté d'immersion contemplative dans ces paysages grandioses, tantôt domestiqués, tantôt sauvages. Mais aussi une volonté d'immersion dans le traumatisme intime des deux protagonistes de cette quête quasi spirituelle.

Faute de ce pré-requis empathique, on restera malheureusement à la lisière de l'épaisse forêt, impénétrable malgré la légèreté de la caméra de Naomi Kawase.


Joel Fompérie

© Etat-critique.com - 08/11/2007