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Jeudi 24 Mai 2012Art-scène

 La folle parenthèse

La folle parenthèse

Liane FOLY

Universal Vidéo http://www.liane-foly.com/

Les commentaires

Goudy

Le 20/01/2009

Globalement d'accord avec la description de ce spectacle...

Le problème de « la folle parenthèse » est moins les imitations plutôt moyennes et approximatives que l'absence d'humour. Car, voilà, Liane Foly en fait des tonnes, mais au final, rien n'est drôle. Deux ou trois bons mots, quelques sourires, c'est insuffisant pour tenir la longueur.

Même le fil conducteur est bien mince... ce Gay-tapant, ce Pedro, on a bien du mal à y croire. On sent bien que Liane Foly réalise là un rêve de gosse, qu'elle se fait plaisir à elle plus qu'à nous, et c'est ça qui est ennuyeux... et ennuyant. Est-ce la faute à Marc Jolivet ? Probablement, car la Foly entre les mains d'un Ruquier, par exemple, et je suis certain qu'on obtiendrait quelque chose d'excellent.

Et ta critique ?




Albert de Monaco a monté Carlo et Nicolas a monté Carla... Si vous aimez ce type d’humour, le spectacle de Liane Foly vous comblera. Pour les gens normaux, ce brouet demeure indigeste.


Si vous hurlez de rire aux saillies du Théâtre des Deux Anes, si vos références comiques sont situées entre Laurent Ruquier et Jean Roucas, vous allez adorer la captation sur DVD du spectacle de Liane Foly qui s’est joué il y a quelques mois au Théâtre Marigny, à Paris.

Si vous êtes en maison de retraite, ce "spectacle" vous rappellera plein de bons souvenirs. De même si vous avez dépassé la quarantaine les allusions à Sheila et aux B. Devotions, vous rappelleront que le disco était une musique pourrie quoi qu’en disent les nostalgiques.

Liane Foly est une chanteuse qui eut son heure de gloire… jadis. André Manoukian qui parade au jury de la Nouvelle Star à coups d’aphorismes, a composé des musiques pour elle. Mais c’était au temps jadis et il faut bien reconnaître que depuis des années le succès n’a pas été au rendez-vous. Heureusement, elle est apparue dans des émissions télé où les has been se ramassent à la pelle et cela a permis qu’on ne l’oublie pas tout à fait.

Aujourd’hui, à vue de nez et quand elle déboule sur la scène du Marigny, Liane Foly (si ce n’est pas un pseudo, ses parents sont des gens sadiques) a la cinquantaine alerte, le visage lisse aurait subi quelques liftings que cela ne nous étonnerait pas. Quant aux jambes, elles sont moulées dans un pantalon de cuir qui ne respire pas l’élégance.

L’argument du spectacle qui s’appelle La folle parenthèse est mince : Liane Foly imitant Muriel Robin revient à Saint-Etienne pour l’inauguration d’un cabaret gay nommé le gay-tapant. Dans ce cabaret dirigé par un certain Pedro, Liane Foly va multiplier les imitations avec la grâce d’un chef de chantier maniant la truelle.

Car le problème est là : si la chanteuse possède un certain sens du rythme, l’imitatrice procède à gros traits. Elle surligne les personnages et en fait des caricatures. Il n’y a aucune finesse dans le monde de brutes qu’elle évoque. Rien que des blagues dignes de l’almanach Vermot et des grimaces censées figurer des êtres.

Dans un des bonus, Marc Jolivet - qui a mis en scène ce spectacle oscillant entre noces, banquets et fête de patronage - s’extasie devant les talents, qu’il juge variés, de la dame. Voilà une élégante périphrase pour avouer qu’il faut bien payer ses impôts.

Cela étant si vous adorez les imitateurs qui caricaturent, vous y trouverez votre compte. Comme dirait Audiard, c’est du lourd !


Philippe Sendek

© Etat-critique.com - 06/11/2008