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Jeudi 24 Mai 2012Livre

 La disparition d'Anastacia Cayne

La disparition d'Anastacia Cayne

Gregory GALLOWAY

Albin Michel - Collection Wiz - 362 pages - à partir de 14 ans

Les commentaires

pauline

Le 06/10/2009

ce livre est superd c mon livre préféré , je l' ai lu cet hiver et j' ai adoré !!!!!!!!!!!

Et ta critique ?




Un roman où premier amour rime avec disparition. Emouvant et prenant.


"Anna Cayne avait emmenagé ici au mois d'août, l'été juste avant notre entrée au lycée, mais en février elle avait déjà, un à un, tué tous les habitants de cette ville." Ainsi commence l'histoire de G, tombé fou amoureux de cette nouvelle arrivante dans sa vie bien rangée.

Anastasia est gothique et énigmatique. Leur rencontre dans la bibliothèque du lycée, entre Jack Kerouac et H.P. Lovecraft, va sceller une relation forte et pleine de découvertes pour le jeune adolescent qui ne va plus savoir où donner de la tête avec cette jeune fille cultivée et pleine d'envies.

Elle lui fera partager ses goût musicaux, lui indiquera des livres essentiels, va remplir son casier de messages cryptés. Il va aussi découvrir la marotte d'Anna : écrire les nécrologies de toutes les personnes qu'elle croise. Depuis son voisin de classe jusqu'au facteur. "Son oeuvre, une fois achevée, représentait plus de mille cinq cent nécrologies."

Mais ce que veut Anastasia par dessus tout, c'est vivre à fond, ne jamais se poser et entraîner son entourage dans son tourbillon. Cette pulsion de vie va être poussée à l'extrême, jusqu'à l'évaporation, une disparition de la jeune fille à l'image d'une de son idole : Houdini. Arrivée en septembre, Anna disparaît en janvier, laissant une robe vide étalée devant un trou dans la glace d'une rivière. Quelques jours plus tard G. reçoit la nécrologie d'Anastacia Cayne par courrier.

Dès lors il n'aura de cesse de chercher des indices lui permettant de savoir si oui ou non son premier amour est partie, et si oui, où ? Il sera aidé dans son espoir en découvrant des indices comprenant un message secret qu'ils avaient élaboré ensemble l'hiver de sa disparition, quelque chose de simple : "Simple comme la neige".

Très beau cri d'amour que ce premier roman de Gregory Galloway où il parle à la première personne mais jamais ne se nomme. Les seules allusions, on les trouve lors de sa première rencontre avec Anna qui trouve que son nom est "comme higgledy-piggledy. Un double dactyle parfait", et à la fin de sa nécrologie où elle dit que ceux qui l'aimait l'appellait Anastasia et que "G. l'appelait Anna".

L'auteur nous fait vraiment vivre la relation exceptionnelle qu'il a eu avec cette jeune fille dont la fureur de vivre est contagieuse, il nous fait partager son humour particulier, ses folies et ses sagesses. Elle lui est tombé dessus parce qu'il "semblait si ordinaire, si normal... [elle s'est] dit qu'[il] avait besoin d'un grain de folie." Et si l'on s'imagine que cette histoire est vraie, le dernier chapitre nous fait penser qu'il ne s'en est jamais vraiment relevé.

Un roman très touchant avec un regret pour la traduction française du titre qui, du coup, fait perdre le côté appel dans l'espace du titre original. Autre regret, la couverture trop chargée, pas assez simple !


Claire Couthenx

© Etat-critique.com - 13/02/2008