Avec Sara Paxton, Monica Potter, Garret Dillahunt et Tony Goldwyn Universal – 22 avril 2009 – 1h41
Et ta critique ?
Wes Craven, petit maître de l’horreur, produit ses propres remakes. Après l’excellent La colline a des yeux, son premier film devient un thriller sec et ambigu. Presque passionnant.
Le remake est un exercice souvent vain, qui rassure les producteurs, ravis de recycler des films à la rentabilité prouvé. Wes Craven, depuis Scream, n’a plus beaucoup d’idées donc produit des remakes de ses propres films.
On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même et en engageant des jeunes réalisateurs, le résultat est assez convaincant. La colline a des yeux fut une excellente surprise. La dernière maison sur la gauche reste un film à la dureté étonnante.
Il n'y a pas ici de film d’horreur fun pour bouffeurs de pop-corn. On s’approche d’une œuvre que n’aurait pas renié Michael Haneke. Le film malmène le spectateur. Tant mieux.
Il y aura toujours des personnes pour dire que tout cela est malsain et douteux. Il faut dire que le sujet n’est pas léger : Une famille de psychopathes tuent une jeune fille et violent sa copine. Perdus dans la forêt, ils sont accueillis dans une maison isolée, où vivent les parents de la jeune femme…
On n’est pas ménagé. Les bourreaux vont devenir victimes : le producteur, et son réalisateur, Dennis Iliadis, organisent une vengeance froide et calculée. La violence envahit les personnages. C’est une vraie épidémie. Cliniquement, la réalisation nous confronte à cela.
Le grand mérite du film c’est de ne pas prendre le spectateur pour un abruti et le pousser à s’interroger sur la violence. La dernière maison sur la gauche ne fait pas dans la dentelle. La fin termine dans des énormités un peu grotesques. Il subsiste malgré tout le sentiment d’un film mature et dérangeant. Pas mal pour une série B qui fait enfin son boulot!