Une jeune fille pique une grosse colère et passe ses nerfs sur la nature… sublimée par le dessin de David Sala.
Banshee n’est pas contente et elle va le faire savoir. Dans sa petite robe dorée qui pourrait être croquée par Klimt, elle s’enfuit vers la mer et demande à la nature de se mettre elle aussi en colère.
Les oiseaux n’y comprennent rien. Les poissons ont peur et les pêcheurs, partis sur une mer d’huile, se retrouve au cœur d’une tempête. Sur plusieurs illustrations, Banshee, blondinette à la chevelure d’or et aux yeux jaunes, n’a pas peur du spectacle furieux qu’elle provoque. Cela s’agite autour d’elle.
Et qu’est ce que c’est beau ! David Sala sublime cette courte histoire pour jeunes filles espiègles. Ces tableaux convoquent les grandes références de la peinture ou l’animation japonaise (Myazaki évidemment).
La douceur et la délicatesse du dessin jurent avec les caprices de Banshee. L’histoire trouve sa résolution dans une note d’auteur plutôt habile. Il y a de la malice dans ce court et bel ouvrage pour enfants. Si la hargne est joliment condamnée et expliquée, elle inspire un illustrateur de talent que l’on veut vite retrouver. Les tempêtes devraient ressembler à ses illustrations, l’automne serait la plus belle des saisons…
Pierre Loosdregt
© Etat-critique.com - 16/11/2010