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Jeudi 24 Mai 2012Cinéma

La Planète des singes: les origines

La Planète des singes: les origines

Rupert WYATT

Avec James Franco, Freida Pinto, John Lithgow et Brian Cox - 20th century fox - 10 août 2011 - 1h55

Et ta critique ?




Les singes se révoltent à nouveau. L'idée n'est pas nouvelle mais le spectacle est distrayant. Plus amusant qu'une visite au zoo en tout cas!


Après l'échec relatif du remake de la Planète des singers version Tim Burton, on pensait en avoir fini avec le soulèvement des singes et de leur chef, César. A Hollywood, la mode est au "reboot" donc La planète des singes fait son grand retour et le premier film pourrait être le début d'une nouvelle saga.

Ce qui hélas veut dire que le film nous laisse sur une fin ouverte, un vilain geste commercial qui franchement agace. D'autant plus que ce "reboot" est sympathique. Les animaux sont désormais entièrement en images de synthèse mais ils jouent presque mieux que les humains.

Visiblement ce n'est pas le fort de la charmante Freida Pinto et de l'élégant James Franco de jouer avec des personnages virtuels. L'interprétation est un peu faible. Les singes piquent aisément la vedette. Le réalisateur Rupert Wyatt n'a d'yeux que pour César et ses camarades.

A eux, les scènes les plus réussies comme toute la partie dans l'animalerie où César imagine sa révolte. A César les parties les plus touchantes où il prend conscience de sa place particulière, chainon manquant inventé par l'homme.

Une fois de plus, l'homme a voulu jouer au plus malin avec la Nature et celle ci ce venge dans ce volet en préparant le singe à un nouveau règne sur la Terre. D'autant que les expériences interdites entrainent aussi un virus plutôt agressif...

Le refrain est connu mais le film profite des avancées technologiques pour apporter un peu plus d'entrain. Les singes fascinent. Andy Serkis, l'homme qui "jouait" Gollum dans Le Seigneur des Anneaux" et King Kong dans la version de Peter Jackson, apporte tout son savoir faire simiesque pour donner de l'ampleur et de l'émotion à la mutinerie animale.

Etrangement le film ne cherche pas à en mettre plein la vue. Le récit est linéaire et le montage n'a pas besoin d'être épileptique. C'est presque old school. Et ce n'est pas du tout désagréable. Au contraire! On ne serait pas du tout contre un possible retour des singes... Finalement ca a du bon les fins ouvertes! Fortiches les singes: ils ont réussi à remettre en cause mon point de vue sur les fins sans fin. La révolution est en marche.


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 15/09/2011