Avec Valerie Donzelli, Jeremie Elkaim, Cesar Desseix et Gabriel Elkaim - Wild bunch - 31 aout 2011 - 1h40
Et ta critique ?
Deuxième long métrage de Valérie Donzelli, il s’inspire de sa vie personnelle pour lui donner une portée universelle!
C’est l’histoire d’un couple de jeunes et beaux Parisiens, un rien bobo, insouciants et fêtards. On les suit de leur rencontre à l’arrivée du premier enfant puis on plonge dans leur quotidien suite à l’annonce de la maladie de celui-ci.
Avec pour décor le monde de l’hôpital, ses internes, ses infirmières, ses chirurgiens, tous ces héros du quotidien qui sauvent des vies d’une main experte ou les adoucissent d’un sourire, d’un regard fraternel, le film prend aux tripes.
Il distille les moments tendres, drôles (si drôles dans les délires, la complicité du couple !) et saisissants. On s’échappe par ailleurs du monde des hôpitaux pour des scènes bien appréciées: fête entre copains, peinture d’appartement avec le meilleur pote bien décalé, rencontre des parents tradi d’un côté et du couple de lesbiennes de l’autre... dans une ambiance rappelant Coup de foudre à Notting Hill!
La guerre est déclarée est un film à la palette d’émotions des plus variées : du rire aux larmes, de la compassion à l’admiration, de la peur à l’apaisement. La réalisatrice Valérie Donzelli y joue son propre rôle de maman, Juliette à l’écran tout comme son compagnon Jérémie Elkaïm celui du papa, Roméo.
Tous les deux très justes et attachants. D’autant plus juste qu’ils ont trouvé la source de certains dialogues, anecdotes fantaisistes ou autres situations coquasses dans le journal qu’ils ont tenu au cours du traitement de la maladie de leur petit garçon, des avancées, des reculs, des impasses, des coups durs et des espoirs.
Ils racontent ainsi ensemble ce combat mené pour accompagner au mieux leur fils sur la voie de la guérison, accompagné de leurs familles et amis. Leur union fait leur force.
Le film a été accueilli triomphalement par la presse et le public au Festival de Cannes et on le comprend aisément. C’est rare et précieux de voir traiter avec autant de finesse un coup du sort qui donne l’élan pour se battre, souder des liens et se dépasser.
Car il ne s’agit pas de croire que la tristesse l’emporte, au contraire, c’est bien le courage, la détermination et l’humour les atouts du couple. Ils s’entendent pour éviter que s’installe le sentiment stérile de culpabilité de s’installer, ou le pessimisme de s’immiscer « on ne retient que ce qui est positif », dira Roméo à Juliette.
On déplorera alors juste la voix off de fin et ses quelques mots pas indispensables au fil de l’histoire. Quoi qu’il en soit un tel hymne à la vie, parsemé de rire, de surprises, et de musiques appropriées est à saluer.
Roméo et Juliette portent haut les couleurs de ce que l’épreuve fait grandir en chacun : l’amour, l’espoir et le courage.