Mickey (3d) aura mis le temps. Peu importe, La Grande évasion propose un album pop aux textes moins engagés qu’à l’accoutumée. Ce n’est pas pour nous déplaire, tant Mickey a su ouvrir comme il fallait son cœur d’ancien adolescent.
« A Montluçon, le seul truc que j’ai trouvé drôle, c’est quand ton chien m’a pissé dessus, qu’il m’a pris pour une bagnole… »
Avec sa nonchalance caractéristique, Mickaël Furnom arrive à nous donner le sourire avec un texte mélancolique. Montluçon est une chanson pop qui fait du bien. On aime aussi Méfie toi l’escargot, aux sonorités électro, qui développe une belle morale (voir la vidéo ci-dessous).
De l’eau à coulé depuis 1996 et la naissance de Mickey (3d), à Montbrison. Au fin fond du 42, son leader y a appris l’humilité. "La Grande évasion" perdure dans cette lignée. On sent que Mickey a voulu tourner le volet social pour laisser parler son cœur. « 1988 est une chanson qui parle de mes 18 ans, tout comme Playmobil parle de mon enfance. » En moins de 3,30 minutes, 1988 décrit un état d’esprit d’une époque avec brio. Un tube en devenir. La crise de la quarantaine approcherait-elle M. Furnom ?
Yula s’écoute les yeux fermés bien calé dans le canapé, les deux pieds posés sur la table basse. Usant d’arpèges bossa, le Stéphanois arrive à nous envoyer au Brésil, avant de reprendre ce qui a fait sa notoriété. Des accords basiques, une légère batterie et ce ton froid qui traine comme des chaussures usées, mais que l’on ne veut surtout pas quitter tant notre pied se sent en sécurité. L’effet est similaire dans nos tympans.
Thomas Delavergne
© Etat-critique.com - 25/11/2009