Avec James Dean, Sal Mineo, Natalie Wood et Jim Backus - 1956 - Warner Bros
Et ta critique ?
Pas grand chose au ciné. Etat Critique rend hommage cette semaine à Dennis Hopper avec cinq films piochés dans cinq décennies. Chapeau bas monsieur Hopper!
L'Amérique des années 50 est blanche et bien proprette. Les apparences sont à sauver à n'importe quel prix. L'american way of life est au sommet de sa gloire. Le cinéaste Nicholas Ray va réussir à jeter un pavé dans la mare de manière inattendue.
Il invente avec La fureur de vivre, l'antihéros américain. Le contestataire. Le rebelle sans cause. Ou du moins sans attache. Et totu cela en servant d'un grand studio.
James Dean restera cet adolescent introverti et marginal qui n'arrive pas à s'intégrer dans la société et finit par se mettre tout le monde à dos. Les adultes, les ados, les voyous, la police tout le monde veut lui marcher sur son légendaire blouson rouge!
En opposant à cette critique de l'injustice sociale, une magnifique histoire d'amour, Nicholas Ray cache parfaitement sa vision sombre de la jeunesse des années 50. Pas étonnant que le film soit devenu culte. Il vise juste et profite du lyrisme pour révéler un malaise profond et particulièrement touchant.
Nicholas Ray reste en tout cas l'un des personnages les plus importants dans la vie de Dennis Hopper. Second rôle séduisant de la Fureur de Vivre, Dennis Hopper n'a eu pour l'instant qu'un seul petit rôle dans Johnny Guitar de Nicholas Ray.
Le tout jeune comédien est lié à la légende de James Dean: il apparaîtra aussi dans Géant. Ils sont amis et la mort accidentelle de James Dean va réellement affecter le jeune comédien du Kansas.
Au point qu'Hollywood se méfiera de Dennis Hopper après de nombreuses altercations. Longtemps, l'industrie hollywoodienne reprochera l'attitude de l'acteur, tout aussi rebelle que le film qui l'a fait connaître.