Avec Virginie Efira, François Xavier Demaison, Armelle Deutsch et Rapahel Personnaz - Mars Distribution - 5 janvier 2010 - 1h27
Et ta critique ?
Formatée, cette comédie faisait craindre le pire. Grâce son duo, on se fait avoir et on sort de là chanceux!
Conseiller conjugal, Julien n’arrive pas à s’engager sérieusement avec une femme. Depuis qu’il est tout petit, il n’a pas de chance avec les filles. Dès que l’amour pointe son nez, il provoque des catastrophes et toutes ses histoires finissent dans une salle d’opération.
Maudit, il porte la poisse aux femmes qui l’approchent. Une jolie blondinette, Joanna va le découvrir et tenter malgré tout l’aventure avec Julien… Elle va donc s’en prendre plein la figure sous le regard inquiet du pauvre Julien, sorte de Pierre Richard un peu rondouillard.
François Xavier Demaison est parfait pour le rôle. Il fait effectivement penser à son illustre ainé en multipliant les gaffes. Avec Virginie Efira, il forme un duo assez plaisant et le charme agit facilement. Ce ne sont pas des gravures de mode. Ils acceptent tous les cataclysmes avec un entrain un peu maso. Ils profitent de dialogues bien rythmés.
On se surprend à trouver tout cela sympathique. Pourtant le scénario (et l’inévitable voix off) n’est pas très originale. Nicolas Cuche dynamise l’ensemble avec une réalisation bien rythmée. Il est très à l’aise avec les codes du genre. Il se fait même plaisir en faisant coucher nos deux héros au bout de dix minutes de métrage.
Bien entendu, on doit supporter une bande son envahissante. Des personnages un peu trop fonctionnels. Un final prévisible. Pour se moquer, on signalera d’ailleurs la pauvreté presque décalée et poétique des quelques effets spéciaux. Effectivement, cela nous renvoie aux grandes heures du cinéma comique français des années 70. Même dans ses défauts, le film nous désarme de toute critique.
Le projet faisait un peu peur. Il est finalement bien troussé et on se laisse prendre à ce jeu de séduction qui devient jeu de massacre. C’est parfaitement calibré pour un passage télé mais on est content de se faire avoir par la tchatche des comédiens (mention spéciale pour Elie Seimoun en patron mégalomane). On ne tombe pas amoureux, mais on est charmé.