Exit le drame shakespearien hors de propos d’Ang Lee. Le géant vert de l’écurie Marvel revient à ses fondamentaux : il casse tout. Il s’énerve. Il est un peu amoureux. Un bisounours sous stéroïde d’une certaine manière !
Le premier Hulk fut une déception. La volonté et la réalisation d’Ang Lee n’étaient pas inintéressantes mais voir la créature verte se battre avec des gros molosses échappés du film The mask, ce n’était pas terrible non plus.
Marvel et Universal ont remis les pendules à l’heure. Elles ont engagé un technicien sans prétention auteurisante, le français Louis Leterrier. Elles ont ressorti le générique de la série. Elles ont demandé une scène très spectaculaire toutes les vingt minutes. Hulk n’est que force et rage. Trop de neurones sont mal venus !
Donc L’incroyable Hulk est un film d’action d’une simplicité presque désuète. Edward Norton est donc Bruce Banner. Il fuit l’armée au fin fond de l’Amérique du sud. Il a toujours le béguin pour Betty Ross (cette fois ci c’est Liv Tyler) mais doit d’abord régler son problème de nervosité.
Mais le papa de Betty, un général cynique et son sbire veulent mettre la main sur le fuyard pour recycler son problème schizophrénique en armes de pointe. Cela a le don d’énerver Banner et donc…
Hulk casse une usine. Hulk fait joujou avec des hélicos. Hulk imite King Kong. Hulk n’aime pas les hommes en uniforme. Hulk est un peu soupe au lait mais Hulk a un bon fond. Il sait se mettre au service du bien lorsque son alter égo très méchant apparaît.
Le super héros tout en muscles impressionne mais le scénario désespère par son manque d’originalité. Le savoir faire hollywoodien ronronne. Les acteurs aussi. Ce n’est pas mauvais mais ce n’est pas très bon non plus. On regrette de ne pas être possédé nous aussi par la passion qui réveille le monstre. On regarde cela sagement en attendant le super héros de la semaine prochaine.
Quoi ? Il n'y en a pas ! Je vais tout casser !
Pierre Loosdregt
© Etat-critique.com - 26/07/2008